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Technologies appropriées au contrôle de la pollution par les eaux dégouts dans la Région des Caraïbes | Le table des matières du rapport |
| Rapport technique du PEC No. 40 1998 | Rapports Techniques du PEC |
Chapitre 7.
ATELIER SUR LES NORMES DES EFFLUENTS
Le chapitre 6 a présenté les méthodologies pour choisir les technologies appropriées au contrôle de la pollution par les eaux dégouts dans la Région des Caraïbes. Ce chapitre présente une analyse des recommandations pour les normes des effluents du traitement des eaux dégouts, qui furent élaborées lors dune réunion des experts régionaux du contrôle de la pollution. Cette réunion a eu lieu du 9 au 21 janvier 1998 à Castries, Ste. Lucie.
Des professionnels de la Région des Caraïbes qui travaillent dans les domaines de ladministration, de la conception et de la gestion des systèmes de traitement des eaux dégouts et qui comprennent les problèmes techniques, économiques et sociaux associés aux méthodes de contrôle de la pollution, ont participé à la réunion. Leur contribution était sollicitée pour aider le PNUEUCR/CAR, en tant que Secrétariat de lAccord de Carthagène et des ses Protocoles, à élaborer un projet dannexe sur les technologies appropriées au traitement des eaux dégouts pour le Projet de protocole concernant la pollution en provenance de sources et activités terrestres.
Les experts ont examiné une version en projet du présent rapport, qui avait été préparée avant la réunion, et y ont apporté leur contribution et réflexion. Ils ont aussi identifié les problèmes qui doivent être abordés par les négociateurs du Protocole des sources terrestres. Des normes concernant le traitement des eaux dégouts ont été recommandées pour 11 paramètres. Une liste des participants se trouve dans lAppendice E.
OBSERVATIONS DU RAPPORT
Les observations suivantes, qui sont dordre général, ont été faites relativement à lébauche du rapport. Les observations spécifiques au rapport furent transmises à KCM.
Les organigrammes décisionnels furent modifiés pour prendre en considération le recyclage des effluents, les
contraintes dexploitation et dentretien, les coûts et les questions de santé.La location, lexploitation et lentretien des structures devraient être discutés.
Les fosses septiques et autres systèmes de traitement sur site doivent être considérés dune façon plus détaillée.
Les feuilles descriptives doivent être aussi techniquement correctes que possible.
« La technologie la plus appropriée » doit prendre en considération la qualité environnementale de leau dans
laquelle leffluent est déversé.Lévapotranspiration doit être considérée comme une méthode alternative dévacuation des effluents des fosses septiques.
Linefficacité des stations dempaquetage devrait être soulignée, car elles fonctionnent rarement convenablement.
Chaque structure de traitement des eaux dégouts devrait mettre au point un programme préventif dentretien pour
un bon fonctionnement et entretien de linstallation.Les coûts de supervision doivent être pris en considération pour toutes les structures.
AUTRES QUESTIONSLa commission dexperts a aussi examiné les questions suivantes qui doivent être discutées par les négociateurs de chaque pays prenant part à lélaboration du Protocole final :
Un recyclage approprié doit être une option pour lévacuation des effluents.
Les normes et alternatives de traitement suggérées doivent être pratiques.
Lemplacement, linstallation, le fonctionnement et lentretien convenables des systèmes de traitement des eaux
dégouts sont des points critiques.Les technologies qui se trouvent dans le rapport sont des méthodes suggérées pour respecter les normes et il
existe des technologies appropriées qui permettent de respecter chacune de ces normes.Les streptocoques fécaux représentent une alternative de mesure raisonnable indiquant linsuccès de la désinfection.
Il ne devrait pas y avoir de déversement direct, en provenance de structures industrielles, dans les zones sensitives.
Les technologies mentionnées dans le rapport devraient être référencées dans lAnnexe du protocole.
PARAMETRES DE CONTROLE DU DEVERSEMENT DES EFFLUENTSAprès de nombreuses discussions, la commission dexperts a établi un ensemble de paramètres pour le déversement et un ensemble de normes des effluents pour chaque paramètre, que les stations dépuration des eaux domestiques devraient être conçues pour respecter. La commission dexperts a décidé quil serait préférable de distinguer les eaux réceptrices sensitives et non sensitives.
Il a été établi que les eaux réceptrices sensitives devraient être définies comme celles étant spécialement susceptibles dêtre dégradées ou détruites par les activités humaines, à cause de leurs caractéristiques environnementales inhérentes et/ou uniques et/ou de leurs fragiles situations biologiques ou écologiques. La définition a été fondée sur la définition utilisée pour les normes des eaux à Trinité et Tobago. Parmi les zones sensitives dans la Région des Caraïbes se trouvent :
les marécages
les récifs coralliens
les bancs de salicorne herbacée
les zones dalimentation et de reproduction des poissons et des crustacés (les espèces migratrices y compris)
les lieux de loisirs, tels que les plages
Toutes les autres eaux seraient considérées comme non sensitives daprès le système recommandé par la commission dexperts.
Les membres de cette commission ont jugé que les normes devraient être appliquées non seulement aux structures qui évacuent leurs effluents dans les zones sensitives, mais aussi aux structures qui déversent leurs effluents dans des eaux qui sécoulent dans des zones sensitives, telles quun cours deau en amont dont le flux sécoule vers un récif corallien en passant par un estuaire.
Lillustration 7-1 représente un organigramme décisionnel pour lévacuation des effluents et qui fut conçu lors de la réunion dexperts. Ceux-ci ont jugé que lévacuation dans des zones non sensitives devrait être la première alternative pour lévacuation des eaux dégouts. Si ce nest pas possible dévacuer dans des eaux non sensitives, lévaporation des effluents ou leur recyclage devraient être considérés. Sil est nécessaire dévacuer les effluents dans des eaux sensitives (le dernier ressort), les normes relatives aux eaux sensibles devraient être respectées.
Le tableau 7-1 liste les paramètres et les normes recommandées durant la réunion dexperts. Lintention de la commission dexperts était de proposer des normes qui pouvaient être respectées en utilisant des technologies appropriées, comme celles présentées dans ce rapport. Par exemple, les technologies susceptibles de respecter les normes relatives aux zones non sensitives sont, soit les systèmes de lagunage à sédimentation primaire, soit les systèmes de lagunage anaérobie, soit les systèmes de lagunes facultatives. Pour lévacuation dans les zones sensitives, les normes peuvent être respectées en combinant un système de lagunes intégrées ou un traitement secondaire avec une désinfection par javellisation/déjavellisation, la lumière ultraviolette ou des lagunes de finition.
Les paramètres les plus critiques pour les technologies élaborées dans ce rapport sont les besoins délimination des matières solides en suspension et de lammoniaque pour les systèmes de lagunage. Lexpérience a montré que les systèmes de lagunage qui fonctionnent bien contiennent des taux de concentrations en matière solides supérieurs à 30 mg/l, à cause de la présence dalgues. Par exemple, les éléments de données disponibles à latelier, en provenance du système avancé et intégré de lagunes de Rodney Bay à Ste Lucie, ont révélé des taux de concentrations toujours de lordre de 30 à 60 mg/l. Les systèmes de lagunage dans les climats plus froids sont souvent inefficaces pour éliminer lammoniaque. Cependant, les éléments de données du système de Rodney Bay ont indiqué que le système détang produisait constamment un effluent avec un taux de concentration en ammoniaque-N inférieur au nome proposée qui est de 5 mg/l.
Ce nétait pas lintention des experts dexclure les systèmes de lagunage bien conçus et fonctionnant bien lors de létablissement des normes. Il fut donc suggéré que les normes contiennent une annotation ou une clause spéciale permettant dexcéder les normes relatives aux matières solides en suspension si ces matières solides sont principalement des algues. Pour les eaux réceptrices qui peuvent être dégradées par des taux de concentrations en matières solides de lordre de 30 à 75 mg/l typiques des systèmes de lagunage bien conçus et dun bon fonctionnement il faudrait utiliser soit des procédés de finition, tels que des systèmes de marais ou de filtres à sable, en combinaison avec des systèmes de lagunage soit des traitements secondaires conventionnels. On a jugé que, pour la plupart des systèmes, les températures annuelles dans la Région des Caraïbes sont assez élevées pour permettre aux systèmes de lagunage de dimensions conventionnelles de se nitrifier et que le taux limite de 5 mg/l dammoniaque-N ne serait pas inutilement rigoureux.
TABLEAU 7-1.
PARAMETRES ET NORMES POUR LEVACUATION DES EAUX DEGOUTS
DOMESTIQUES ET INDUSTRIELLES DANS LA REGION DES CARAIBESParamètre Normes pour les eaux non sensitives
Normes pour les eaux sensitives
Total matières solides en suspension 100 mg/l
30 mg/l
aDemande en oxygène biochimique (5 jours) 150 mg/l
30 mg/l
DOC 300 mg/l
150 mg/l
Coliformesb fécaux Pas de normes établies
43 MPN/100 ml dans les zones délevage des crustacés
200 MPN/100 ml dans tous les autres lieuxTotal nitrogène inorganique Pas de normes établies
10 mg/l dans les eaux sensitives aux substances nutritives
Phosphore soluble Pas de normes établies
1 mg/l dans les eaux sensitives aux substances nutritives
pH 6 à 10
6 à 10
Matières grasses, huiles et graisses 50 mg/l
2 mg/l
Ammoniaque-N Pas de normes établies
5 mg/l
Total Chlore résiduel Pas de normes établies
0.1 mg/l
Flottables Pas de flottables visibles
Pas de flottables visibles
a. ninclut pas les algues des lagunes de traitement
b. streptocoques fécaux devraient être considérés comme une alternative
EVACUATION DES EAUX D'EGOUTS INDUSTRIELLESLes experts ont examiné les eaux dégouts industrielles dans le contexte des structures industrielles qui évacuent leurs effluents dans les stations dépuration municipales des eaux dégouts. Le groupe a convenu quil ne devrait pas y avoir de déversement direct des eaux dégouts industrielles dans les eaux sensitives. Les normes élaborées pour lévacuation des réseaux municipaux seraient toujours en vigueur si une usine acceptait de traiter des eaux dégouts industrielles. Ce serait aux opérateurs de la structure de traitement qui accepte les déchets détablir les normes daffluence pour que les normes des effluents puissent être respectées. Les structures industrielles qui manipulent des substances et des déchets dangereux devraient avoir une planification en cas de fuite ou de déversement.
CALENDRIER
Les experts ont convenu que lannexe devrait établir une date à laquelle les normes relatives aux eaux sensitives et non sensitives seront mises en vigueur.
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