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Le table des matières du rapport
Rapport dans le format Word

Rapport technique du PEC No. 40 1998 Rapports Techniques du PEC

Chapitre 2.
HISTORIQUE

 

DEFINITION GEOGRAPHIQUE DE LA REGION DES CARAIBES

Dans le contexte de ce rapport, la Région des Caraïbes comprend les Etats et les territoires au sein de la Région des Caraïbes tels que définis par l’Accord de Carthagène.

Pour une description plus détaillée, la Région des Caraïbes est divisée en six sous-régions, comme le montrent la carte et la liste ci-dessous (PNUE – 1994) :

I. Le Golfe du Mexique—Cuba, Mexique, et Etats-Unis (Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama,     et Floride)

II. L’Ouest des Caraïbes—Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, et       Panama

III. Nort-Est et Centre des Caraïbes—Bahamas, Iles Caymans, Cuba, République Dominicaine,        Haiti, Jamaïque, Porto Rico, les Iles Turques et Caïques.

IV. L’Est des Caraïbes—Anguilla, Antigua et Barbuda, la Barbade, les Iles Vierges Britanniques,        la Dominique, Grenade, la Guadaloupe, la Martinique, Montserrat, St. Martin, Ste. Lucie, St.         Kitts et Nevis, St. Vincent et les Grenadines, et les Iles Vierges Américaines

V. Le Sud des Caraïbes—Colombie, Antilles Néerlandaises, Trinité et Tobago, et le Vénézuela

VI. Le Nord Est de l’Atlantique Equatoriale—la Guyane Française, la Guyane, et le Surinam.

 

COMPOSITION DES EAUX D’EGOUTS

Les eaux d’égouts domestiques contribuent d’une façon significative à la pollution des eaux marines dans la Région des Caraïbes. Les eaux domestiques proviennent principalement des foyers, des structures publiques et des entreprises. Si l’on considère les déchets en provenance des communautés où la plupart des foyers et des entreprises sont équipés de canalisations d’eau, la composition typique des polluants des égouts domestiques est la suivante :

Matière solide en suspension (TSS)                      200-300 mg/l
Demande d’Oxydation Biochimique de 5 jours (DOB)                  200-250 mg/l
Demande d’Oxydation Biochimique (DOC)                                  350-450 mg/l
Total de Nitrogène comme N                                                              25-60 mg/l
Total de Phosphores comme P                                                                5-10 mg/l
Huiles et Graisses                                                                                    80-120 mg/l

Dans les régions sans égouts, les fosses septiques sont courantes. Les fosses septiques accumulent les matières solides connues sous le nom de produits septiques qui doivent être enlevés une fois tous les deux ou trois ans pour permettre un fonctionnement efficace du système. La composition typique des polluants en provenance des fosses septiques et qui sont dirigés dans les structures de traitement des eaux résiduelles est la suivante :

TSS                                                         10,000-25,000 mg/l
5-jours DOB                                                  3,000-5,000 mg/l
DOC                                                      25,000-40,000 mg/l
Total Nitrogène comme N                                200-700 mg/l
Total Phosphores comme P                        100-300 mg/l
Huiles et Graisses                                          2,500-7,500 mg/l

Les concentrations de polluants varient énormément dans les eaux d’égouts industrielles. Les eaux d’égouts des raffineries de pétrole produisent 70 pour cent de la masse totale en DOB dans la Mer des Caraïbes. Ces déchets ont une forte concentration en DOB, sels dissous, odeurs, phénol, composés sulfuriques. Les industries agro-alimentaires, les distilleries, les industries de boissons gazeuses produisent environ 5 pour cent de la masse de DOB dans les Caraïbes. Ces déchets sont caractérisés par une forte concentration en DOB, en matières solides en suspension, en matières solides dissoutes, un pH variable, et un fort taux de matières organiques. Les industries chimiques produisent environ 1 pour cent de la masse totale de DOB dans la Région des Caraïbes. Bien qu’elles aient une faible concentration en DOB, les eaux résiduelles des industries chimiques sont importantes parce qu’elles sont fréquemment toxiques pour les organismes aquatiques même en très faibles concentrations. Cette toxicité peut en fait masquer l’évaluation en DOB pour ces déchets en tuant les organismes du test en DOB. Les pesticides et les insecticides utilisés pour l’agriculture sont les principaux déchets chimiques dans les Caraïbes. Ces déchets ont une forte concentration de matières organiques et sont toxiques pour les bactéries et les poissons.

Le tableau 2-1 présente les caractéristiques typiques des polluants en provenance des industries courantes dans la Région des Caraïbes.

TABLEAU 2-1.
CARACTERISTIQUES DES POLLUANTS TYPES DES EAUX D’EGOUTS INDUSTRIELLES

 

Industrie


Concentration (mg/l)
DOB


Concentration (mg/l)
TSS

Concentration (mg/l)
Huiles
et
graisses


Présence de 
métaux

 

Présence de composés volatiles

Concentration
(mg/l)

matières organiques réfractaires

Raffineries
de Pétrole

100 à 300

100 à 250

200 à 3,000

Arsenic,

Fer

Sulfures

Phénols
0 à 270

Tanneries

1,000-3,000

4,000-6,000

50-850

Chrome

300-1,000

Sulfures
Ammoniaque
100-200

 
Usines de mise en bouteilles

200 à 6,000

0 à 3,500

       
Distilleries, Mélasses, ou Raffineries de sucre

600 à 32,000

200 à 30,000

   

Ammoniaque
5 à 400

 
Agro alimentaire

100 à 7,000

30 à 7,000

       
Papeteries

250 à 15,000

500 à 100,000

 

Sélénium Zinc

 

Phénols
0 à 800

Usines chimiques

500 à 20,000

1,000 à 170,000

0 à 2,000

Arsenic, Baryum, Cadmium

 

Phénols
0 à 5,000

 

REPARTITION DES SOURCES DE POLLUTION

Le rapport technique No 33 du Programme pour l’environnement des Caraïbes (PEC) est la meilleure référence pour la répartition détaillée des masses de polluants dans la Région des Caraïbes (PNUE – 1994). Les masses de polluants estimées être les plus élevées dans les eaux côtières sont en provenance des sous-régions I et V (lesquelles contribuent respectivement à environ 2 millions et 1 million de tonnes de DOB chaque année. Les masses de DOB en provenance des sous-régions II, III, et IV varient entre 100,000 et 400,000 tonnes chaque année pour chaque région. Le taux industriel de DOB est 3 à 200 fois supérieur à celui des sources domestiques dans chaque sous-région. De plus amples informations sont fournies dans les tableaux 9 à 12 du rapport technique No 33 du PEC, qui sont inclus dans l’Appendice 3.

Le tableau 2-2 présente un résumé régional des masses de polluants. On peut voir sur le tableau 2-2 que les sources industrielles représentent jusqu’à 80 pour cent du taux de pollution du bassin des Caraïbes. Bien que les sources domestiques représentent une partie relativement faible de la masse totale de la pollution actuelle, le contrôle de la pollution en provenance de sources domestiques reçoit une attention considérable dans ce rapport. Cela est du au fait que les sources domestiques sont importantes dans toute la Région des Caraïbes (elles sont omniprésentes), à ce que le contrôle de la pollution en provenance de sources domestiques est un élément important de l’éducation publique en ce qui concerne les questions de l’environnement et de l’hygiène publique et à ce que les risques pour la santé humaine proviennent principalement des eaux d’égouts domestiques.

TABLEAU 2-2.
RESUME DES MASSES DE POLLUANTS DANS LE BASSIN DE LA REGION DES CARAIBES
TONNES PAR ANNEE

Paramètre

Sous région I

Sous région II

Sous région III

Sous région
IV

Sous région
V

TOTAL

DOB
Domestique
Industriel


115,656
2,245,762


16,785
126,858


71,079
357,441


4,790
94,707


260,171
603,370


506,482
3,428,138

TSS
Domestique
Industriel


116,327
27,821,848


16,427
149,887


90,214
993,964


4,617
270,270


228,744
2,684,948


456,329
31,920,953

TN
Domestique
Industriel


34,070
17,234


2,419
40,526


5,239
43,265


710
37,306


86,338
211,107


128,786
349,435

TP
Domestique
Industriel


19,141
17,717


1,467
4,519


5,503
12,690


531
15,171


33,475
32,537


60,117
82,634

Huiles & Graisse
Domestique
Industriel


41,370
640,181


2,001
8,611


6,089
128,024


504
41,227


18,975
162,608


68,939
908,701

Référence : Rapport Technique du PEC No. 33

 

OBJECTIFS DU TRAITEMENT DES EAUX D'EGOUTS

L’objectif principal du traitement des eaux d’égouts est d’éliminer les polluants des eaux résiduelles avant leur évacuation dans les eaux réceptrices. Ces polluants comprennent :

• Pathogènes – Ces organismes sont dangereux pour les êtres humains et causent de nombreuses maladies et décès chaque année dans les pays en voie de développement. Ces pathogènes se trouvent fréquemment dans les eaux d’égouts et incluent les hépatites et les virus pathogènes-entériques, la pneumonie Klebsiella, la Shigella, la Salmonelle, la Leptospira, le Choléra Vibrio, et les bacilles de la typhoïde, les protozoaires pathogéniques tels que l’histolitica Entamoeba et la Lambda Giardia et les organismes parasitiques tels que Schistosoma, les lumbricoides Ascaris, et l’Ankylostome.

• Matières organiques et autres matières requérant de l’oxygène – Les matières organiques sont l’un des principaux polluants des eaux d’égouts. La mesure courante du taux de contenance organique des eaux d’égouts est le test de DOB (demande en oxygène biochimique – BOD ; Biochemical Oxygen Demand). DOB est la mesure de l’oxygène nécessaire à la décomposition des composants organiques et non organiques dans les écoulements des eaux d’égouts. On l’appelle « Demande en oxygène biochimique » parce que les bactéries dans l’échantillonnage sont les catalyseurs principaux pour la conversion des matériaux organiques et la consommation d’oxygène dans l’échantillonnage. Des taux élevés de DOB dans les eaux naturelles sont responsables d’une chute de concentration en OD (oxygène dissous – DO ; Dissolved Oxygen), tuant souvent la vie aquatique. Le test de la DOC (demande en oxygène chimique – COD ; Chemical Oxygen Demand) est une simple analyse de laboratoire dans laquelle tous les matériaux oxydables dans l’échantillonnage sont oxydés par du bichromate de potassium. Le test DOC mesure la demande en oxygène combiné des contaminants réductibles biochimiquement et des contaminants réduits non dégradables biochimiquement. Les corps gras, les graisses, et les lignins sont biochimiquement dégradables cependant le taux d’oxydation est très lent et ils ont peu d’effet sur le test DOB de 5 jours. Ceux-ci sont mesurés par le test DOC.

• Matières solides en suspension (TSS ; Total Suspended Solids) – Des taux élevés de matières solides en suspension peuvent dégrader les habitats benthiques et causer des conditions anaérobies au fond des lacs, des rivières et des mers. Ils sont dus à la rupture des matériaux volatiles dans les matériaux solides.

• Substances nutritives – Un excès de substances nutritives nitrogènes et phosphores peut créer l’eutrophication dans les eaux naturelles (un état de concentration excessive en substances nutritives). L’eutrophication commence avec la floraison des algues, suivie de taux élevés en DOB (quand les algues meurent) et une faible concentration en OD.

• Corps gras, huiles et graisses (FOG ; Fats, Oil and Grease) – Les corps gras, les huiles et les graisses flottent à la surface des eaux réceptrices. Ils interfèrent avec l’aération naturelle, peuvent être toxiques pour certaines espèces de poissons et autres organismes aquatiques, créent des risques d’incendie ; détruisent la végétation le long du littoral menant à une érosion accrue, et créent une pollution visuelle non-negligeable.

L’objectif secondaire du traitement des eaux d’égouts est de traiter et d’évacuer les matières solides ou la boue générées par le processus de traitement. Pour les eaux d’égouts d’origine industrielle il est nécessaire d’apporter une attention spéciale à l’élimination des substances toxiques.

Methodes courantes et effets

Les données citées dans le compte-rendu de documentation fournissent une information détaillée à propos des méthodes courantes et des conditions de traitement des eaux d’égouts dans la Région des Caraïbes. Le PNUE-UCR/CAR, l’Institut pour la Santé Environnementale (ISEC) des Caraïbes, et d’autres organisations et gouvernements de la Région des Caraïbes ont élaboré de nombreux rapports concernant l’état de la collecte des eaux d’égouts et leur traitement dans la région. Une étude concluait que moins de 10 pour cent de la population dans le bassin des Caraïbes dispose de traitement des eaux d’égouts.

L’efficacité des structures existantes de collecte et de traitement des eaux d’égouts dans la région souffre habituellement d’une capacité limitée, d’un mauvais entretien, de dysfonctionnements du processus, de mauvaises méthodes d’entretien et d’un manque de personnel qualifié et ayant de l’expérience. La plupart des structures de collecte et de traitement déversent leurs effluents et leurs déchets directement dans l’environnement marin ce qui a pour résultat des taux élevés de concentration en coliformes et de faibles niveaux en oxygène dissous dans les eaux côtières.

Dans les zones rurales de la Région des Caraïbes, des systèmes de collecte sont rarement utilisés, et de simples trous dans le jardin, des latrines ou des fosses septiques sont les systèmes d’évacuation les plus communs. Ces procédés peuvent être efficaces à condition qu’ils soient convenablement conçus, installés, entretenus et utilisés. Le plus grand problème est le manque d’entretien. Les fosses septiques, les latrines et les simples trous dans le jardin doivent être nettoyés (enlever la boue) périodiquement. Dans le cas contraire les effluents sont de mauvaise qualité. De plus, les fosses septiques avec absorption par le sol pour l’évacuation des effluents fonctionne mal si le sol n’est pas très perméable ou si les niveaux des nappes d’eaux souterraines sont élevés.

Dans les régions à densité de population plus élevée, il est possible d’élaborer un système de collecte local et d’utiliser une structure unique pour traiter les déchets de la communauté. Les lagunes, les lagunes de décantation, les stations d’empaquetage aérobie sont des options de traitement courantes pour les communautés de taille moyenne dans la Région des Caraïbes. Les lagunes sont souvent adéquates mais elles nécessitent beaucoup de superficie pour fournir un traitement convenable. Les stations d’empaquetage sont principalement utilisées pour les stations touristiques, les hôtels et autres bâtiments publics. Beaucoup de stations d’empaquetage dans la Région des Caraïbes fonctionnent mal suite à une mauvaise conception ou à un entretien non approprié. Dans les centres urbains centralisés, le lagunage, les stations d’empaquetage et les systèmes conventionnels de boue activée sont utilisés. Beaucoup de ces structures de traitement ne fournissent pas un service adéquat suite à un mauvais entretien et le manque d’ouvriers qualifiés. Un rapport de l’ISEC et de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) décrit les méthodes d’évacuations suivantes pour les systèmes dans la Région des Caraïbes qui collectent et traitent les eaux d’égouts (Bartone, 1984) :

• 21% réutilisent les effluents.
• 14% évacuent sous la surface.
• 28% utilisent l’évacuation dans les mers, principalement sur le littoral.
• 22% évacuent dans les eaux de surfaces telles que les lagunes ou les rivières.
• 14% pratiquent l’évacuation sur le terrain.

Les pourcentages ne totalisent pas 100 dans l’original.

De mauvais traitement et évacuation des eaux d’égouts affectent la santé de la population locale et l’environnement. A Sainte-Lucie, des enfants ont été atteints d’helminthes (vers intestinaux). A la Barbade, des taux très élevés de coliformes ont été mesurés. En Colombie et aux Etats-Unis le long du Golfe du Mexique, la pollution par les eaux d’égouts a été identifiée comme responsable de la mort de poissons. Et à Cuba les effets de la pollution par les eaux d’égouts ont été mesurés jusqu’à un kilomètre des lieux d’évacuation des effluents des eaux d’égouts. Selon les données de l’OPS depuis 1979 les maladies entériques et diarrhées sont la cause la plus courante de la mortalité infantile dans de nombreux pays d’Amérique Latine et des Caraïbes.

Des problèmes aux conséquences moins graves comprennent la pollution des plages de tourisme et de baignades et les impacts de la pollution sur l’environnement marin. Entre autres problèmes associés à de mauvaises méthodes d’évacuation se trouvent des taux élevés de coliformes dans les eaux côtières, l’eutrophication dans les baies et les ports, les dégradations subies par les récifs de corail, et la mort de poissons ou des eaux abiotiques dans les cas les plus extrêmes. La mort des poissons est due à un épuisement de l’oxygène suité à une forte concentration de DOB. Le tableau 2-3 résume les méthodes de collecte et de traitement des eaux d’égouts dans la Région des Caraïbes et leurs effets sur l’environnement. Les données du tableau 2-3 sont issues d’un rapport de séminaire intitulé « Surveillance et contrôle de la qualité sanitaire des eaux de baignades et d’élevage de crustacés dans la Région des Caraïbes » qui s’est tenu à Kingston (Jamaïque) en 1991 (CEPPOL – 1991). Le rapport du CEPPOL émet la réserve suivante « les informations furent extraites de différents rapports dont certains d'entre eux furent préparés au début des années 1980 et pour lesquels aucune mise à jour des informations n’était disponible. Pour certains pays, il n’y avait aucune information disponible, et donc ceux-ci n’ont pas été inclus dans le rapport. Il en résulte qu’il est possible que le rapport ne reflète pas de façon exacte les statuts actuels de la pollution par les eaux d’égouts dans la région, ni les programmes de surveillance existants et les mesures de contrôle mises en œuvre ». Lorsque KCM avait une connaissance spécifique de nouvelles données, celles-ci furent utilisées pour mettre à jour le tableau.

TABLEAU 2-3.
METHODES ET EFFETS DE LA COLLECTE ET DU TRAITEMENT DES EAUX D’EGOUTS DANS LA REGION DES CARAIBES


Pays

Taux de Collecte
Taux de traitement/
Type de traitement le plus courant

Problèmes

Programmes de contrôle et Normes
Les Bahamas 15.6% de la population Injection des égouts dans des puits profonds ; 44% des systèmes d’égouts sont en mauvaises conditions ou ne fonctionnent pas. Nombreux cas de gastro-entérites. Le Département de la Santé de l’Environnement procède à des prélèvements sporadiques dans les eaux côtières ; des prélèvements bimensuels doivent commencer ; les normes de l’OS et de l’US/EPA sont actuellement utilisées.
Les Iles Vierges Britanniques 1 système de collecte Pompage des égouts dans les canalisations marines ; présence de fosses septiques. Retour de certains déchets sur le littoral, problèmes de pollution de la nappe d’eau souterraine. Etablissement d’un programme permanent ; prélèvement mensuel des coliformes totaux (TC) et fécaux (FC) dans les baies. Les normes US/EPA sont de 200 FC/100ml et 1000 TC/100 ml
Dominique 13,5 % de la population Evacuation des égouts du sceptage et des effluents dans les rivières et l’océan ; traitement inexistant. Nombreux cas de maladies transmises par l’eau-65 cas de typhoïde en 1982  
Ste-Lucie 13.2% de la population. Structures de traitement à Rodney Bay. Habituellement, évacuation des égouts dans l’océan et les ports ; 54% des systèmes d’égouts sont en mauvaise condition ou ne fonctionnent pas. Taux élevé de bactéries dans certaines eaux côtières. Prélèvements sporadiques dans les eaux côtières organisés par le Ministère de la Santé et l’ISEC.
Trinité
& Tobago
La plupart de la population est desservie. Lagunage, filtres d’écoulement, boues activées, fossés à oxydation, stations d’empaquetage, évacuation dans les estuaires et les rivières ; 46% en mauvaise condition ou ne fonctionnant pas. Mauvaises méthodes d’entretien ; taux élevé de bactéries dans les eaux côtières. Eau de rivière de mauvaise qualité. L’Institut des Affaires Maritimes mène des enquêtes pour évaluer la qualité des eaux de baignade. Pas encore de normes légales, cependant l’EMA, l’ISEC et le Bureau des Normes de Trinité & Tobago les élaborent actuellement.
Montserrat Quasi inexistants, seulement une structure de traitement des égouts Fosses septiques avec absorption par le sol (glaise avec sable volcanique fournit un bon traitement). Non approprié pour de larges développements, cependant, peu de problèmes.  
Barbade 10% - simplement pour Bridgetown, Le système pour la côte sud est en cours de construction Systèmes d’égouts pour Bridgetown, canalisations pour la côte sud et fosses septiques, puits absorbants, et puits de succion pour le reste de l’Ile. Peu de stations d’empaquetage pour les hôtels. Les substances nutritives dans les eaux côtières ont des conséquences sur les récifs coralliens. Taux élevé de coliformes dans les régions côtières. L’unité de gestion de la zone côtière et l’unité d’ingénierie de l’environnement surveillent les coliformes fécaux dans les eaux de baignade.
Grenade 1 dans la ville de St. George Traitement quasi inexistant dans certaines zones. Environ 60% des systèmes d’égouts sont en bonnes conditions Pollution à Grand Anse Bay  
Guadeloupe (France)   Etangs d’oxydation.   Qualité sanitaire des eaux de baignade évaluée régulièrement et avant chaque saison touristique. Cartes distribuées pour décrire la qualité de l’eau. Directives de la CEE de 1976 en vigueur.
St. Vincent 6% - seulement pour Kingstown Kingstown a un traitement préliminaire et des canalisations. La majorité de l’île utilise des fosses septiques et des puis absorbants de mauvaise qualité. Peu de stations d’empaquetage dans les hôtels. Les sols imperméables et le niveau hydrostatique élevé dans la zone côtière provoquent le débordement des puits d’absorption. Aucun
Antigua et Barbuda Principalement pour les hôtels De nombreuses stations d’empaquetage dans les hôtels ; 48% en mauvaise condition ou ne fonctionnant pas ; effluents des fosses septiques évacués directement dans la mer. Prélèvements sporadiques par le Ministère de la Santé et l’ISEC. L’accent est mis sur l’eau potable, les normes de l’OMS sont principalement utilisées.
St. Kitts-Nevis Principalement pour les hôtels et les hôpitaux. Quelques stations d’empaquetage, la plupart en état correct ; le reste utilise des fosses septiques. Pas de problème grave si ce n’est la saturation de certaines fosses septiques. Prélèvements sporadiques dans les eaux côtières organisés par le Ministère de la Santé en collaboration avec l’ISEC.
Belize Très peu ; un nouveau système est en construction pour la ville de Belize. Lagunes aérées avant canalisations marines ; le niveau hydrostatique encourage le drainage des effluents des fosses septiques directement dans des canaux et dans l’océan par peur de la contamination des ressources d’eau potable. Taux élevé de coliformes dans les eaux côtières.
Colombie 25% des régions côtières Très peu de traitement. Entérites, hépatites et fièvres typhoïdes ; eutrophication dans les ports. Prélèvements et analyses réguliers dans quelques régions, telle que la Baie de Carthagène. Une législation environnementale très développée établit les normes pour les coliformes fécaux et les effluents des eaux d’égouts pour les usines nouvelles et existantes.
Les Iles Caymans Système construit en 1988 Etangs de stabilisation et canalisations Différents organismes du Gouvernement surveillent la qualité des eaux côtières (taux de coliformes fécaux et entérocoques...). Les normes de la CEE et de l’OMS sont actuellement utilisées. Des analyses complètes furent entreprises dans les régions de polluants connus.
Costa Rica   Limon évacue les égouts dans le port. Pas de problème majeur, si ce n’est le taux de coliformes près de la zone d’évacuation à Limon. Pas de programme régulier connu. Des études des eaux côtières ont démontré que le taux de coliformes totaux (TC ; Total Coliforms) est le double de celui des coliformes fécaux (FC ; Fecal Coliforms). Aux Etats-Unis, les valeurs les plus courantes de TC : FC sont 5:1.
Cuba     Les problèmes sont concentrés à la Havane avec les coliformes fécaux. Le Ministère de la Santé est chargé d’assurer le respect des normes. Un programme régulier de surveillance est en place. Les normes et les directives proviennent d’organisations internationales et de pays européens.
République Dominicaine 25% de la population urbaine (1979) Evacuation des égouts dans la mer    
Guatemala Au moins 27 structures de traitement. Réservoirs Imhoff, lagunage, filtres d’écoulement et boue activée. De nombreuses structures de traitement sont endommagées suite à une mauvaise conception, à un manque de pièces de rechange et à un manque de main d’œuvre qualifiée.
Haïti Aucun 40% de la population (principalement urbaine) utilise des latrines et des fosses septiques ; 41% de la pop. urbaine + 12% de la pop. rurale dispose de moyens d’évacuation acceptables ; 80-90% des sceptages et des déchets solides des latrines sont déversés illégalement dans les rivières et la mer. L’évacuation des déchets humains est le problème le plus urgent.  
Honduras Pas de données      
Jamaïque   109 systèmes d’égouts dont 21 desservent la zone de Kingston ; cependant, capacité insuffisante ; 8-10 millions de galons/jour d’égouts traités d’une façon inadéquate sont déversés dans le port de Kingston ; 25% des systèmes d’égouts sont en mauvais état ou ne fonctionnent pas. Les eaux côtières sont abiotiques. Il y a un contrôle des eaux d’égouts et des limites d’évacuation pour les stations d’épuration des eaux d’égout. Cependant, aucune documentation pour savoir s’il y a des contrôles réguliers de surveillance des eaux côtières.
Mexique   Evacuation courante dans les rivières. A Cancun, les égouts sont recueillis et déversés dans le lagon. Conditions abiotiques près des centres urbains. Programmes ou méthodes de contrôles non connus. Des niveaux minimums pour la qualité de l’eau sont requis pour les différents types d’utilisations de l’eau, tels que la baignade et l’élevage de crustacés.
Panama 6 systèmes d’égouts desservent 95% de la population côtière. 4 disposent d’un traitement primaire (10% de la population côtière) ; 2 systèmes évacuent des égouts non traités (85% de la population côtière).   Il n’y a pas d’information disponible sur les programmes de surveillance. Les critères pour la qualité de l’eau récemment adoptés sont basés sur les normes de l’OMS et de l’OPS.
Golfe du Mexique, U.S. 460 évacuations municipales La majorité reçoit un traitement secondaire ou supérieur ; 10% disposent simplement d’un traitement primaire ; plus d’un milliard de galons par jour. Certains systèmes septiques fonctionnent mal, particulièrement en Louisiane et en Floride. Le manque d’oxygène dans certaines zones a causé des morts de poissons dues à l’eutrophication Système en place de surveillance nationale d’évaluation et de contrôle pour tous les Etats côtiers. Le programme US/NOAA détermine un inventaire national des polluants évacués dans les eaux côtières. EPA, FDA, etc.
Porto Rico        
Iles Vierges Américaines        
Venezuela 65% desservis 3% de la population desservie par un traitement des eaux d’égouts principalement sur Margarita Island. Projet en construction pour Valencia et Maracaibo. Pas de traitement municipal pour Caracas et les autres villes principales. Poids industriel important. Manque d’oxygène et contamination des rivières par les coliformes. Des programmes de surveillance et de respect des normes sont mis en vigueur. Normes nationales pour les critères de la qualité des eaux côtières développées en 1983 et basé sur les directives de la CEE, de l’OMS et de l’US/EPA.


NORMES ACTUELLES DE QUALITE DE L’EAU

Les références sur lesquelles on peut baser les normes de qualité de l’eau comprennent des études complètes sur les effets de la pollution dans les eaux réceptrices ainsi que des normes établies par d’autres pays ou Etats. La plupart des pays dans la Région des Caraïbes utilisent les normes de qualité de l’eau microbiologique empruntées aux Directives US/EPA établies avant 1986. Cependant, ces normes sont souvent trop rigoureuses et trop chères pour des nations en voie de développement. Les responsables de la planification doivent prendre en compte les réalités économiques et les priorités de développement des nations en voie de développement lorsqu’ils établissent des normes de qualité de l’eau.

Trois catégories générales des normes de la qualité de l’eau microbiologique sont basées sur les utilisations anticipées de l’eau : protection des organismes indigènes, recréation de contact primaire et culture des crustacés. Pour les pays en voie de développement, les polluants causant le plus d’inquiétudes sont les pathogènes parce qu’ils causent des risques immédiats pour la santé. Les exigences les plus rigoureuses sont celles pour la culture des crustacés car certains crustacés ont tendance à concentrer les contaminants. Les normes du PNUE/l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les eaux de culture des crustacés sont un maximum de 10 coliformes fécaux pour 100 ml dans 80% des prélèvements effectués. La contamination des crustacés est associée à la fièvre typhoïde, au choléra, à l’hépatite virale et à de nombreuses autres conditions gastro-entérites.

Actuellement, le PNUE-UCR/CAR, l’ISEC, l’organisme de gestion de l’environnement de Trinité (EMA) et d’autres organismes des Caraïbes travaillent pour élaborer des normes de qualité de l’eau pour d’autres polluants des eaux d’égouts domestiques et industrielles. Des critères de qualité de l’eau ont été proposés pour le DOB, le TSS, la nitrogène, le phosphore, le pH, la température, les huiles et les graisses et les bactéries. Des normes des Etats-Unis et d’autres pays sont inclues dans l’Appendice B.

 

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