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Technologies appropriées au contrôle de la pollution par les eaux dégouts dans la Région des Caraïbes | Le table des matières du rapport |
| Rapport technique du PEC No. 40 1998 | Rapports Techniques du PEC |
Appendice D.
FEUILLES DESCRIPTIVES DE TECHNOLOGIES SPECIFIQUES POUR LE CONTROLE DE LA POLLUTION PAR LES EAUX D'EGOUTSTable des matieres
Systèmes de collecte
Feuille descriptive C1Egouts gravitaires conventionnels
Feuille descriptive C2Assainissement sous pression
Feuille descriptive C3Assainissement sous vide
Feuille descriptive C4Egouts gravitaires de petit diamètreTraitement des eaux dégouts domestiques
Feuille descriptive D1Systèmes de fosses septiques
Feuille descriptive D2Bassin tampon
Feuille descriptive D3Systèmes individuels
Feuille descriptive D4Lagunage (lagune de décantation)
Feuille descriptive D5Marais construits
Feuille descriptive D6Traitement par le sol
Feuille descriptive D7Filtres à sable
Feuille descriptive D8Traitement préliminaire
Feuille descriptive D9Traitement primaire
Feuille descriptive D10Traitement secondaire
Feuille descriptive D11Elimination des substances nutritives biologiques
Feuille descriptive D12Désinfection
Feuille descriptive D13Evacuation des effluentsTraitement des eaux dégouts industrielles
Feuille descriptive I1Séparation huile - eau
Feuille descriptive I2Coagulation/Précipitation
Feuille descriptive I3Dégazage à lair
Feuille descriptive I4Traitement biologique des déchets industriels
Feuille descriptive I5Elimination des matières solides en suspension
Feuille descriptive I6Adsorption du carbone activé
Feuille descriptive I7Déminéralisation
Feuille descriptive I8Oxydation chimiqueTraitement et évacuation des matières solides en suspension
Feuille descriptive S1Epaississement de la boue
Feuille descriptive S2Décantation de la boue
Feuille descriptive S3Assèchement de la boue
Feuille descriptive S4Digestion à froid/Lagune de séchage
DESCRIPTION
Les égouts gravitaires conventionnels transportent les eaux résiduelles des foyers, des établissements publics et des entreprises. Les conduits ont un diamètre supérieur ou égal à 200 mm pour éviter quils se bouchent. Ils sont installés sur un terrain en pente pour quils puissent conserver une vélocité minimum de flux de 20 cm/s par gravité. Lorsque ce nest pas possible, des stations de relevage sont utilisées pour pomper les eaux dégouts. Les égouts gravitaires conventionnels reviennent chers à la construction et leur entretien peut être difficile mais ce sont les systèmes de collecte les plus courants qui soient actuellement construits.
APPLICATIONS
Les égouts gravitaires conventionnels sont adéquats dans de grands centres urbains avec une forte densité de population ou pour des aménagements plus épars. Historiquement, ils furent les premiers systèmes de collectes et de transport des eaux dégouts.
CRITERES DE CONCEPTION
Les flux maximaux de déversement devrait être
déterminés lors de la conception dun système de collecte. Les inondations et les
infiltrations des nappes deau souterraines (I&I ; inflow and groundwater
infiltration) devraient
être contrôlées dans les systèmes existants. Pour de nouvelles constructions, les
I&I devraient être limitées. Des raccords dinondations devraient être
consentis.
Les égouts transportants les eaux dégouts devraient avoir un diamètre minimum de 200 mm.
Les égouts devraient être conçus pour que les eaux
dégouts aient une vélocité minimum de 60 cm/seconde dans
des conditions de flux moyen pour que les matières solides ne se déposent pas et ne
sentassent pas dans les
tuyaux. Des vélocités excessives ne sont pas souhaitables.
Des regards devraient être installés à
lextrémité de chaque canalisation, au changement de niveaux ou de taille de
tuyaux et au moins tous les 100 m.
| PENTES MINIMALES POUR LES EGOUTS GRAVITAIRES CONVENTIONNELS | ||
Diamètre du conduit |
Pente minimale |
Flux |
200 |
0.0038 |
1,820 |
250 |
0.0030 |
2,730 |
300 |
0.0022 |
3,940 |
380 |
0.0015 |
6,400 |
450 |
0.0012 |
9,130 |
600 |
0.00078 |
15,530 |
750 |
0.00058 |
24,620 |
900 |
0.00045 |
37,000 |
EFFICACITE DE RENDEMENT
Les égouts gravitaires conventionnels transportent efficacement les flux pour lesquels ils ont été conçus. Cependant, les I&I qui pénètrent dans les conduites par les regards et les joints génèrent un volume supplémentaire de déchets devant être traités. Les I&I peuvent être contrôlés avec des systèmes modernes.
DESAVANTAGES
Le plus grand désavantage des égouts conventionnels gravitaires est leur coût élevé dinvestissement. Dans les régions avec des niveaux hydrostatiques élevés, dimportantes formations rocheuses souterraines ou des sols précaires, les égouts gravitaires conventionnels sont encore plus chers à construire à cause des coûts dexcavations et dassèchement. En outre, parce que les égouts gravitaires conventionnels transportent des matières solides, une vélocité minimale est nécessaire pour éviter des dépôts excessifs de matières solides. Cela signifie que les excavations peuvent éventuellement être très profondes pour maintenir les pentes nécessaires, où que des stations de relevage seront nécessaires, pour lesquelles lentretien peut être très cher.
RESIDUS PRODUITS
Non-disponible.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Les conduits des égouts ont besoin dêtre périodiquement débourbés pour éviter laccumulation des matières solides. Si des stations de relevage sont utilisées, un entretien mécanique normal est nécessaire. Des dispositions particulières devraient être prises éviter laccumulation de tout corps étranger dans les puits absorbants.
INSTALLATIONS DANS LA REGIONS DES CARAIBES
Les égouts gravitaires conventionnels sont utilisés dans toute la Région des Caraïbes.
REFERENCES
Herbert, J.C. et al. 1992 ; Banque Panaméricaine pour le développement 1992 ; Kaijun, W. et al. 1995 ; U.S. Department of Commerce 1991 ; U.S. EPA février 1980 ; U.S. EPA Octobre 1991.
ASSAINISSEMENT SOUS PRESSION
DESCRIPTION
Lassainissement sous pression consiste en plusieurs tuyaux dadmission sous pression alimentant une structure unique de traitement ou un égout gravitaire. Les tuyaux dadmission partent des foyers. Les deux types principaux dassainissement sous pression sont les pompes deffluents des fosses septiques (STEP ; Septic Tank Effluent Pump) et les pompes de broyage (GP ; grinder pump).
Dans les systèmes STEP, les effluents des fosses septiques sont déversés dans un bassin intercepteur, qui est essentiellement une fosse septique. Dans les systèmes GP, une pompe de broyage pulvérise les matières solides avant de pomper le flux dans une conduite centrale ou à leur destination finale. Dans les deux systèmes, les conduits de raccordement et les canalisations sous pression sont construites dans des matériaux peu chers, le chlorure de polyvinyle (PVC) ou des plastics semblables.
APPLICATIONS
Lassainissement sous pression est typiquement utilisé dans des zones à faible densité, lorsque les terrains ne permettent pas de flux gravitaires vers une location centralisée ou des structures de traitement. Ils peuvent aussi être utilisés lorsque les sols sont rocheux ou instables ou lorsque le niveau des nappes deau souterraines est élevé. Les coûts de construction de ces égouts de petit diamètre sont beaucoup mois élevés parce que les matériaux sont moins chers, les excavations nont pas besoin dêtre aussi profondes (pour éviter que les conduits ne soient endommagés) et parce que les conduits en PVC sont flexibles, ce qui rend leur installation plus facile.
CRITERES DE CONCEPTION
Les conduits de raccordement sont généralement
en PVC (ou autres plastiques) et ont généralement un diamètre
de 25 à 50 mm.
Les canalisations sous pression sont en PVC (ou autres plastiques) et ont un diamètre dau moins 75 mm.
Une vélocité minimale de conception nest pas aussi importante dans les systèmes STEP que dans les systèmes gravitaires ou les systèmes GP parce que de matières solides sont transportées.
Pour éviter une agglomération des matières solides
dans les systèmes GP, le flux doit atteindre une vélocité minimale
de 90 à 150 cm/seconde une fois par jour pendant une période assez longue pour curer le
système. Cette période varie
en fonction de la capacité de pompage et des dimensions dencombrement du système.
EFFICACITE DE RENDEMENT
Les systèmes dassainissement sous pression subissent moins dinondations et dinfiltrations de nappes deau souterraines que les égouts conventionnels.
DESAVANTAGES
Le principal désavantage de lassainissement sous pression est lentretien de léquipement mécanique à chaque point darrivée du système.
RESIDUS PRODUITS
Non-disponible.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Le transport des eaux résiduelles dans les systèmes sous pression dépend du fonctionnement des pompes. Parce quil y a une pompe à chaque point darrivée du système, les coûts dentretien sont importants, mais cepandant moins importants que pour un système gravitaire avec des stations de relevage.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
KCM nest au courant daucune installation dans la Région des Caraïbes.
REFERENCES
Banque Panaméricaine pour le développement 1992 ; U.S. Department of Commerce 1991 ; U.S. EPA octobre 1980 ; U.S. EPA octobre 1991 ; U.S. State Department 1994.
ASSAINISSEMENT SOUS VIDE
DESCRIPTION
Les systèmes dassainissement sous vide utilisent une source centralisée pour transporter les eaux résiduelles des foyers à une station de collecte centralisée. Une valve sépare la pression atmosphérique dans la conduite de branchement de la maison des canalisations principales sous vide. La valve souvre périodiquement, en fonction du volume en fonction de volume stocké, pour permettre aux eaux dégouts et à lair de circuler dans les drains collecteurs sous vide. Les eaux dégouts sont propulsées dans les canalisations dans les canalisations de collecte par la pression différentielle du vide à lavant et de la pression atmosphérique à larrière. Eventuellement, la pression de lair séquilibre dans les canalisations de collecte et tous les flux sinterrompent jusquà ce quune autre valve soit ouverte dans une conduite de branchement. Par ce procédé, les eaux dégouts sont déversées dans un réservoir collecteur centralisé. De là, elles peuvent être envoyées, par gravité ou par une station de pompage grâce à un drain refouleur, à leur destination finale.
APPLICATIONS
De même que lassainissement sous pression, lassainissement sous vide est typiquement utilisé dans des régions à faible densité de population, lorsque les terrains ne permettent pas lécoulement par gravité vers une location centralisée ou une structure de traitement. Il peut être utilisé dans des lieux avec des sols moyennement ondulés, mais est plus efficace lorsque la topographie est relativement plate car la force ascensionnelle que ce système peut générer est limitée. Lassainissement sous vide peut aussi être utilisé lorsque les sols sont rocheux ou instables ou le niveau des nappes deau souterraines est élevé. Les coûts de construction sont beaucoup plus bas que ceux des égouts de petit diamètre parce que les matériaux sont moins chers, les excavations nont pas besoin dêtre aussi profondes (pour éviter que les conduits ne soient endommagés) et les tuyaux en PVC sont flexibles, ce qui rend leur installation plus facile.
CRITERES DE CONCEPTION
Un vide de 0.5 à 0.8 atmosphères est maintenu dans les canalisations maîtresses centrales de collecte.
Les conduites latérales sont généralement en PVC,
avec un diamètre de 80 mm, alors que la canalisation maîtresse
a un diamètre dau moins 100 mm.
EFFICACITE DE RENDEMENT
Les systèmes dassainissement sous vide subissent moins dinondations et dinfiltrations que les systèmes dégouts conventionnels parce quils sont hermétiques.
DESAVANTAGES
Les pompes des systèmes sous vide peuvent seulement produire une force ascensionnelle maximale de 10 mètres deau. Cela limite les lieux où elles peuvent être utilisées. En outre, il peut y avoir un problème dodeurs du à la remontée de gaz odorants. Un minimum de 70 habitations est nécessaire pour lutilisation efficace de ce système.
RESIDUS PRODUITS
Non-disponible.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Les stations dassainissement sous vide exigent un entretien quotidien et une inspection annuelle des valves à chaque point de raccordement. Les pompes de systèmes sous vide et dévacuation nécessitent généralement dimportantes réparations ou dêtre remplacées tous les dix ans.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
KCM nest au courant daucune installation dans la Région des Caraïbes.
REFERENCES
Banque Panaméricaine pour le développement 1992 ; U.S. Department of Commerce 1991 ; U.S. EPA octobre 1980 ; U.S. EPA octobre 1991 ; U.S. State Department 1994.
EGOUTS GRAVITAIRES DE PETIT DIAMETRE
DESCRIPTION
Les égouts gravitaires de petit diamètre (SDG ; Small-diameter gravity) transportent les effluents des fosses septiques à une location de traitement centralisée. Parce que les fosses septiques éliminent la plupart des matières solides en suspension dans les eaux dégouts, il y a peu dobstruction et les conduites peuvent donc avoir de plus petits diamètres que les conduites des égouts conventionnels. Des conduites en PVC sont généralement utilisées pour les systèmes dégouts SDG.
APPLICATIONS
Les égouts SDG sont généralement utilisés dans des régions de faible à moyenne densité de population, lorsque les terrains permettent un écoulement par gravité vers une location centralisée ou une structure de traitement. Ils nexigent pas une pente aussi forte que les égouts conventionnels gravitaires et peuvent être utilisés lorsquil est difficile dobtenir une pente appropriée aux égouts conventionnels. Ils peuvent aussi être utilisés lorsque les sols sont rocheux ou instables ou le niveau des nappes deau souterraines est élevé. Les coûts de construction sont beaucoup plus bas que ceux des égouts conventionnels parce que les matériaux sont moins chers, les excavations nont pas besoin dêtre aussi profondes (pour éviter que les conduits ne soient endommagés) et les tuyaux en PVC sont flexibles, ce qui rend leur installation plus facile.
CRITERES DE CONCEPTION
Les égouts SDG ont un diamètre typique dau moins 80 mm.
La déclivité des canalisations devrait être appropriée au transport de la charge maximale quotidienne des effluents.
La conception des égouts SDG na pas besoin de prendre en compte une vélocité minimale.
La profondeur des canalisations devrait être du
minimum nécessaire pour éviter quelles soient endommagées par les
flux anticipés. Si les flux anticipés ne sont pas trop importants, les profondeurs
typiques varient entre 600 et 750 mm.
Des tés de curage doivent être installés à intervalles réguliers, proches de ceux prescrits par la technique utilisée pour désenvaser le système dégouts. Un té de curage est un tuyau qui forme un T avec les drains collecteurs et qui permet daccéder à la canalisation maîtresse. Ils sont utilisés à la place des regards car les égouts SDG ne sont pas conçus pour transporter les matières solides ou des corps étrangers et les regards sont une source de matières solides et de corps étrangers pour les drains collecteurs. En outre, les coûts de construction et dentretien des tés de curage sont beaucoup moins élevés que ceux des regards.
EFFICACITE DE RENDEMENT
Les égouts gravitaires de petit diamètre subissent moins dinondations et dinfiltrations que les égouts conventionnels.
DESAVANTAGES
Le principal désavantage des égouts SDG est quil sagit dune nouvelle technologie. Des utilisations précédentes nont pas eu lefficacité adéquate parce quils avaient été mal conçus et mal construits.
RESIDUS PRODUITS
Non-disponible.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Les principales contraintes de fonctionnement et dentretien des systèmes dégouts SDG sont lévacuation des effluents septiques des fosses septiques et la vérification occasionnelle des raccordements des drains collecteurs.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
KCM nest au courant daucune installation dans la Région des Caraïbes.
REFERENCES
Herbert, J.C. et al. 1992 ; Banque Panaméricaine pour le développement 1992 ; U.S. Department of Commerce 1991 ; U.S. EPA 1980 ; U.S. EPA 1991.
DESCRIPTION
Un pourcentage important des foyers au sein de la Région des Caraïbes se débarrasse de ses eaux dégouts en utilisant des systèmes sur site. Un système sur site est ici définit comme un système de traitement et dévacuation des eaux dégouts, immédiatement adjacent à une maison ou à un complexe résidentiel. Ce sont des systèmes avec des canalisations deau jusquà la maison et un traitement et une évacuation sur le terrain de toutes les eaux et déchets résiduaires des toilettes, éviers, baignoires et douches. Les systèmes individuels pour les habitations sans eau courante sont traités dans une autre feuille descriptive.
Le système à pied duvre le plus typique dans la Région des Caraïbes est celui de la fosse septique avec un champ dépuration ou un puits absorbant. Dans de nombreuses régions, les systèmes de drainage des sols ne sont pas appropriés à lévacuation des eaux dégouts à pied duvre parce que les sols ne sont pas assez perméables ou le niveau des nappes deau souterraines est élevé. Dans de telles circonstances, les systèmes alternatifs pour lévacuation des eaux dégouts incluent les systèmes à tertres dinfiltration et à évapotranspiration. Dautres systèmes plus mécanisés pour le traitement à pied duvre sont disponibles en plus des fosses septiques et incluent les contacteurs biologiques à rotation, les filtres à gravier de recirculation, les filtres intermittents et dautres systèmes dont le but est de traiter les eaux dégouts pour les évacuer dans des eaux souterraines. Dans la plupart des cas, ces systèmes sont des versions à pied duvre de technologies des eaux dégouts qui sont traitées dans dautres feuilles descriptives et ne sont donc pas étudiés ici. Trois types de systèmes sont analysés dans cette feuille descriptive :
Fosses septiques avec champ dépuration
Fosses septiques avec tertres dinfiltration
Fosses septiques avec lits dévapotranspiration
Fosses septiques avec champ dépuration. Une fosse septique avec un champ dépuration pour lévacuation des eaux devrait être la première option de traitement à faible densité considérée si les conditions des sols sont appropriées. Les fosses septiques sont utilisées pour les maisons individuelles ainsi que pour les petits pâtés de maisons. Les eaux résiduelles des toilettes, des éviers et des autres commodités de la maison sécoulent via une conduite dans un réservoir enterré et étanche. Ce réservoir devrait être assez grand maintenir la faible vélocité du flux pour permettre aux particules solides de se déposer au fond. Avec le temps ces matières solides sentassent et forme une couche de boue. Cependant, les micro-organismes anaérobies (bactéries qui se développent en labsence doxygène) se nourrissent des matières organiques de la couche de boue, ralentissant le processus damoncellement de la boue.
Les effluents clarifiés sécoulent hors de la fosse pour le traitement final et leur évacuation dans un champ dépuration, qui peut être un simple trou rempli de graviers. Des aires de drainage plus élaborées incluent les systèmes de distribution par canalisation qui évacuent les effluents sur une aire de surface plus grande. Les tranchées des aires de drainage ont généralement une profondeur de 300 à 1500 mm et une largeur de 300 à 900 mm. Les conduites de distribution doivent être installées sur une épaisseur de gros graviers (20 à 60 mm) de 150 mm. La surface nécessaire à lévacuation des effluents dépend du taux découlement et du taux dinfiltration du sol.
Lorsque cela est possible, les aires de drainage devraient être utilisées dune façon intermittente pour allouer une période de séchage. Deux aires de drainage, permettant lalternance entre chacune, sont aussi une méthode de séchage. Celui-ci améliore, dune façon signifiante, lefficacité dun champ dépuration et en augmente sa durée dutilisation.
Fosses septiques avec tertres dinfiltration. Lévacuation des effluents dune fosse septique dans un système à tertres dinfiltration est une option de traitement lorsque les conditions du sous-sol ne sont pas appropriées à lutilisation dune fosse septique avec un champ dépuration. Le système consiste en une fosse septique, une petite pompe ou siphon, un compartiment de dosage, des canalisations de distribution et un tertre dinfiltration élevé. Les eaux dégouts sécoulent dans la fosse septique au fond de laquelle les matières solides se sont déposées et les effluents clarifiés sécoulent à lautre bout dans un compartiment de dosage. La digestion anaérobie des matières solides organiques ralentit laccumulation de la boue dans la fosse. Lorsque les fluides atteignent une hauteur spécifiée dans le compartiment de dosage, les effluents sont pompés ou siphonnés dans un tertre dinfiltration élevé et situé au-dessus du sol. Le tertre dinfiltration est constitué de sable et dagrégat grossier. Les effluents qui sécoulent dans le monticule sont traités comme dans un champ dépuration conventionnelle. Un géotextile peut être installé autour des canalisations de distribution pour permettre une répartition plus homogène des effluents dans le tertre dinfiltration.Fosses septiques avec lits dévapotranspiration. Les fosses septiques peuvent aussi être utilisées avec lits dévapotranspiration (ET ; évapotranspiration). Les lits ET sont constitués dun banc de sable avec une membrane imperméable et des canalisations de distribution des eaux dégouts. Les eaux résiduelles emplissent la porosité du sable et sélèvent jusquà la portion supérieure du lit par pression hydraulique et action capillaire. Dans la portion supérieure du lit, les eaux sévaporent dans le sol par une vaporisation directe et par les feuilles de la végétation enracinée, qui pousse à la surface du lit. Dans les systèmes dévapotranspiration/absorption (ETA), la membrane imperméable est omise et les eaux peuvent sécouler dans le sous-sol. Une modification supplémentaire du système dévapotranspiration est dévacuer seulement les eaux dégouts des toilettes dans les lits ETA et dévacuer les eaux résiduelles des éviers et des douches (eaux grises) dans des puits absorbants ou des écoulements de surface. Les systèmes dévapotranspiration sont fortement limités par le fait quils fonctionnent seulement durant les mois de lannée où lévaporation excède les précipitations.
APPLICATIONS
Les fosses septiques avec des aires de drainage sont principalement utilisées dans les zones rurales ou suburbaines pour les maisons individuelles ou les petits pâtés de maisons. Les systèmes de fosses septiques avec des tertres dinfiltration sont utilisés lorsque les conditions du sol ne permettent pas davoir un champ dépuration souterraine, principalement dans les zones rurales ou suburbaines pour les maisons individuelles ou les petits pâtés de maisons. Les tertres dinfiltration sont appropriés quant le taux de perméabilité du sol est inférieur à 25 mm/heure, les roches de fond sont peu profondes ou la nappe aquifère est proche de la surface des sols. Les systèmes ET peuvent uniquement être utilisés dans les climats où lévaporation excède les précipitations tous les mois de lannée.
CRITERES DE CONCEPTION
Pour les fosses septiques conventionnelles avec un champ dépuration :
Les fosses septiques doivent avoir un volume de
liquides suffisant pour un temps de rétention des fluides de
24 heures, avec une épaisseur de boue et une accumulation de scories maximales.
Des fosses peu profondes sont généralement plus efficientes que des fosses profondes.
Les fosses à multiples compartiments éliminent mieux
les DOB et les matières solides en suspension que les
fosses à compartiment unique.
Les fosses septiques avec des aires de drainage
exigent un taux minimum dinfiltration des nappes deau
souterraines de 25 mm/heure.
Les niveaux saisonniers des nappes deau
souterraines devraient être au moins 600 mm au-dessous du fond des
aires de drainage.
La surface nécessaire pour les aires de drainage est basée sur le taux découlement et le taux de dinfiltration du sol, comme il est démontré dans le tableau ci-dessous :
EXIGENCES DE SURFACE DES AIRES DE DRAINAGE |
|
Taux dinfiltration (mm/heure) |
Surface nécessaire au taux découlement (m 2/m3/jour) |
1500 |
11.5 |
500 |
16.4 |
300 |
20.3 |
150 |
27.0 |
100 |
31.1 |
50 |
40.9 |
40 |
49.0 |
25 |
53.9 |
Pour les fosses septiques avec tertres dinfiltration :
Les systèmes à tertres dinfiltration sont efficaces lorsque la perméabilité du sol varie entre 15 et 25 mm/heure.
La hauteur au centre du tertre dinfiltration
devrait se trouver entre 900 et 1500 mm, et le taux dinclinaison des
pentes latérales ne devrait pas être supérieur à un ratio horizontal vertical
de 3:1.
Lépaisseur du sable dans les systèmes à
tertres dinfiltration devrait être de 300 à 600 mm sous la canalisation
de distribution, en fonction du niveau des nappes deau souterraines.
Leffluent devrait être infiltré dans le tertre dinfiltration à un taux de 4 à 50 l/m
2/jour.La fréquence dévacuation dans le tertre dinfiltration devrait être dune fois tous les 1 à 4 jours.
Pour les systèmes ET :
Pour les systèmes sans évacuation, les taux
découlement hydrauliques devraient être déterminés par une analyse
de lévaporation nette mensuelle (évaporation moins précipitation) des mois les
plus humides de lannée durant les
dix dernières années. Dans ces conditions, des taux découlement 1,2 à 3,3 l/m2/jour
ont été jugés acceptables dans
les régions arides.
Lorsque des déversements occasionnels sont acceptables, les taux découlements peuvent être moins restrictifs que pour des systèmes sans évacuation basés, par exemple, sur le minimum net dET dune année normale.
Les réseaux de canalisation de distribution devraient
être en plastic perforé avec un diamètre de 100 mm ou en argile
dans des roches de drainage et entourés de filtre entoilé.
Les bancs de sable devraient avoir une profondeur de
600 à 900 mm et peuvent être recouverts dune couche arable
de 0 à 100 mm dépaisseur.
Du sable propre et de taille homogène : D50 = 0,1 mm (50% du poids supérieur ou égal à 0,1 mm) devrait être utilisé.
Les membranes synthétiques devraient avoir une épaisseur dau moins 10 mm. Il est préférable dutiliser une double épaisseur de couche synthétique pour permettre le décalage des joints si ceux-ci ne sont pas disponibles.
Les membranes synthétiques devraient être rembourrées avec des couches de sable dune épaisseur dau moins 50 mm, pour éviter quelles soient percées durant la construction.
EFFICACITE DE RENDEMENT
Le rendement dune fosse septique avec un système dabsorption dépend de sa conception, des techniques de construction, du type de sol (perméabilité et composition) et des déversements. Dans des systèmes qui ont été correctement conçus, le sol élimine les DOB, les matières solides en suspension, les bactéries, les virus, les taux de phosphate et les métaux lourds des effluents. Cependant, les nitrates et le chlorure sinfiltrent facilement dans les sols plus grossiers. Par elle-même, une fosse septique éliminera 30 à 50% des DOB, 40 à 60% des matières solides en suspension, environ 15% du phosphore et 70 à 80% des huiles et des graisses. Lefficacité de rendement dun système à tertre dinfiltration est similaire à celle dune fosse septique avec un champ dépuration. Les systèmes ET nont pas deffluents à évacuer.
DESAVANTAGES
Lefficacité de traitement des systèmes dabsorption par les sols dépend principalement de la perméabilité des sols et de la profondeur des nappes deau souterraines. Les sols durs et imperméables sont de mauvaises aires de drainage. Des taux élevés de déversements deffluents peuvent rapidement saturer les sols, ce qui produit des mares deffluents à la surface. Dans les sols bien aérés, les concentrations de nitrate dans les nappes deau souterraines peuvent augmenter. Lorsque la capacité de contenance du sol est excédée, les nappes deau souterraines deviennent contaminées. La boue ne peut être utilisée comme un fertilisant que lorsque aucun déchet récent ny a été ajouté pendant une semaine.
Les systèmes à tertre dinfiltration sont relativement plus chers quune fosse septique avec un champ dépuration. Ils nécessitent une aire de surface plus importante que les aires dabsorption souterraines et ne peuvent fonctionner correctement si la perméabilité du sol est inférieure à 15 cm/heure. Un siphon ou une pompe est nécessaire pour élever les effluents, ce qui entraîne des coûts supplémentaires de fonctionnement et dentretien.
Les systèmes ET ne peuvent traiter que des taux de déversements beaucoup plus faibles que les aires de drainage ou les tertres dinfiltration et ne peuvent être utilisés que dans les climats arides.
RESIDUS PRODUITS
Les résidus associés aux systèmes de fosses septiques sont la boue qui samasse au fond des fosses, à raison denviron 0,04 m3 par personne/an.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
La boue doit être évacuée des fosses septiques tous les 2 ou 3 ans. Les systèmes à tertre dinfiltration entraîne des coûts supplémentaires dus à la consommation dénergie de la pompe et à lentretien.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
Les fosses septiques avec des aires de drainage sont beaucoup utilisées dans les îles des Caraïbes. KCM na pas connaissance de systèmes à tertre dinfiltration qui soient utilisés dans la région. Les systèmes ET ont été utilisés avec succès en Jamaïque.
REFERENCES
EPA, Février 1980 ; EPA, Octobre 1980 ; Kaltwasser, 1995 ; U.S. Department of Commerce, 1991.
Un bassin tampon reçoit et stocke les eaux dégouts en provenance des foyers ou des établissements commerciaux jusquà ce quelles soient pompées et transportées dans une station dépuration. Le bassin doit être étanche et hermétique à leau et à lair et doit avoir un avertisseur qui indique les niveaux élevés des fluides. Il devrait avoir une capacité de contenance dau moins deux jours une fois que lavertisseur a émit un signal.
APPLICATIONLes bassins tampons sont principalement utilisés dans les zones où les fosses septiques avec champ dépuration ou tertre dinfiltration ne peuvent pas être utilisées. Ils sont aussi utilisés dans les régions où lenvironnement est particulièrement sensible, lorsque les substances nutritives ne doivent pas infiltrer les nappes deau souterraines.
CRITERES DE CONCEPTIONLe signal dalarme devrait se mettre en marche
lorsque la capacité de contenance du bassin nest plus que de
deux jours.
Des méthodes visant à économiser leau devraient être utilisées pour réduire la fréquence de pompage du bassin.
Une famille typique de quatre personnes aux Etats-Unis, possédant leau courante, nécessitera un bassin de 4-m3
, pompé une fois par semaine.Des digestions anaérobies se produisent dans le bassin, comme dans les fosses septiques. Cependant, le système est dun fonctionnement très sur sil a été conçu et construit correctement et si des techniques appropriées de pompage sont employées.
DESAVANTAGESLépuisement peut être très cher si le bassin est éloigné de la station dépuration. La technique de pompage doit être fiable et efficace et une station dépuration appropriée est aussi nécessaire.
RESIDUS PRODUITSLes seuls résidus associés à un bassin tampon sont les eaux dégouts qui doivent être transportées dans une structure de traitement.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIENDes coûts générés par le pompage et le transport sont liés à la bâche de pompage, ainsi que les coûts de lévacuation et du traitement.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBESKCM na pas connaissance dinstallations spécifiques dans la Région des Caraïbes.
REFERENCES
EPA, septembre 1992 ; U.S. Department of Commerce, 1991.
SYSTEMES INDIVIDUELS
DESCRIPTIONLes systèmes individuels pour lévacuation des eaux dégouts consistent en une variété de toilettes nutilisant pas deau. Les principaux types de toilettes qui nutilisent pas deau sont les latrines à fosses, les toilettes à incinération, les toilettes à compost et les toilettes à recirculation dhuile. Ces systèmes peuvent être utilisés dans des zones où il ny a pas leau courante et lorsque des systèmes de collecte des eaux dégouts ou des systèmes dévacuation indépendants sont nécessaires pour les eaux noires (excréments) et les eaux grises (autres déchets).
Les latrines à fosses sont des trous dans le sol dans
lesquels de petites quantités dexcréments et
deaux dégouts sont stockées, les liquides sinfiltrant lentement dans
le sol.
Les toilettes à incinération sont de petites unités qui
brûlent les excréments et les autres déchets.
Ceux-ci sont récupérés dans un petit compartiment et sont périodiquement incinérés
avec des
combustibles fossiles ou électriquement.
Les toilettes à compost sont conçues pour convertir par
aérobie les matières organiques des déchets
en un humus qui ne présente pas de danger et qui peut être épandu sur les sols. Les
déchets sont mélangés et échauffés pour que les excès de liquide sévaporent
et pour stimuler lactivité biologique nécessaire au processus de compost. Celui-ci
peut avoir lieu dans un compartiment intégré aux toilettes ou dans une cellule plus
grande et séparée et nécessite généralement un mélange avec de lair
extérieur.
Les toilettes à recirculation dhuile utilise un fluide à base dhuile minérale pour chasser les déchets dans un compartiment de collecte. Les matières solides sont séparées de lhuile minérale et sont stockées pour leur évacuation ultérieure.
Les systèmes individuels sont appropriés dans les zones qui ne sont pas, ou peu, desservies par des canalisations deau ou par des systèmes toilettes nutilisant pas deau de collecte des déchets.
CRITERES DE CONCEPTIONLatrines à fosse
Les dimensions typiques dune fosse sont de 0,3 à 1,1 m2 pour
la surface et 2400 à 3000 mm pour
la profondeur.
Habituellement la construction de deux latrines revient moins cher que la construction dune seule, plus grande.
Des trous appropriés sont nécessaires pour la ventilation des odeurs et de la chaleur solaire
Les critères et les exigences des combustibles varient en fonction du fabricant.
Les critères varient en fonction du fabricant ; le volume du
bassin tampon nécessaire peut aller jusquà
1,4 m3.
Les latrines à fosse fournissent un traitement excellent si elles sont conçues convenablement et ne sont pas surchargées. Le degré de traitement des effluents, avant quils atteignent les nappes deau souterraines, dépend des caractéristiques du sol, à savoir la profondeur des nappes deau souterraines, la perméabilité et la composition du sol. Lavantage des toilettes à incinération, compost et recirculation dhuile est que leur masse polluante est éliminée des eaux grises, ce qui rend leur traitement plus facile et moins cher.
DESAVANTAGESLes latrines à fosse peuvent seulement recevoir de petites quantités de déchets. Elles ne sont pas appropriées dans les zones où lenvironnement est particulièrement sensible. Des problèmes dodeurs et dépidémie ou de contagion peuvent se développer. Les toilettes à incinération ont une capacité denviron trois utilisations par heure. Un entretien fréquent set nécessaire pour les unités à combustible et les unités électriques. Celles-ci utilisent beaucoup dénergie. Les toilettes à compost avec des compartiments à compost séparés peuvent uniquement être utilisées pour les foyers qui nont pas plus de cinq habitants. Des unités plus petites et intégrées peuvent être utilisées pour les foyers qui ont jusquà deux habitants. Ces toilettes exigent que lusager sache les utiliser et les entretenir. Les toilettes à recirculation dhuile requièrent des équipements de filtrage pour séparer les matières solides de lhuile minérale. Lévacuation des matières solides est difficile parce quelles sont très huileuses et aucun recyclage domestique nest encore connu. Tous ces systèmes peuvent ne pas être jugés très esthétiques.
RESIDUS PRODUITSLes latrines à fosses produisent entre 0,05 et 0,06 m
3 de boue par personne et par an. Les toilettes à incinération produisent des cendres inoffensives, qui doivent être évacuées. Les toilettes à compost peuvent fournir un engrais pour les sols si la boue a été convenablement stabilisée. Les toilettes à recirculation dhuile produisent des résidus de matières solides huileuses quil est difficile de bien évacuer. FONCTIONNEMENT ET ENTRETIENLes latrines à fosses doivent être vidangées ou épuisées tous les deux ou trois ans. Les toilettes à incinération exigent beaucoup dentretien de nettoyage et consomment beaucoup dénergie. Les toilettes à compost requièrent laddition périodique dagents de concentration tels que lhumus et lherbe ou dautres matières végétales. Le mélange est nécessaire pour obtenir des conditions aérobies. Les équipements de filtrage usés des toilettes à recirculation dhuile doivent être nettoyés ou remplacés et lhuile doit être désinfectée et ajoutée lorsquil en manque.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBESLes latrines à fosses sont beaucoup utilisées dans les zones rurales de la Région des Caraïbes. Les autres procédés dévacuation nont pas encore été acceptés dans la Région.
REFERENCESEPA, Octobre 1980 ; U.S. Department of Commerce, 1991 ; Banque mondiale ; 1982.
LAGUNAGE (LAGUNE DE DECANTATION)
DESCRIPTIONLe lagunage, quon appelle aussi lagunes de décantation, devrait être considéré comme une option de traitement des eaux dégouts dans les communautés où le prix des terres nest pas élevé, la main duvre qualifiée est limitée et le climat est chaud. Ce procédé est souvent le moins cher et une méthode efficace de traiter les eaux dégouts domestiques lorsque le prix des terrains le permet et les normes de qualité des eaux réceptrices des effluents ne sont pas strictes. Les eaux dégouts sont déversées dans une lagune où les bactéries transfèrent et éliminent les polluants tels que les DOB, les substances nutritives, les matières solides en suspension et les pathogènes.
Il y a de nombreux types de lagunage. Le lagunage aéré utilise un équipement mécanique pour maintenir des conditions aérobies. Les matières organiques sont dégradées par des organismes qui utilisent de loxygène. Les lagunes facultatives ont habituellement des temps de détention plus longs que les lagunes aérées. Les lagunes ne sont pas mécaniquement aérées. Loxygène provient de la croissance photosynthétique des algues dans la couche de surface des lagunes. Elles sont conçues pour que leur partie supérieure soit aérobie, alors que les couches inférieures nont pas doxygène. Le lagunage anaérobie est habituellement sans oxygène dans toute sa profondeur. De tous les systèmes de lagunage, cest celui-ci qui est le plus profond et qui reçoit le plus de polluants. Les lagunes à forte concentration dalgues (HRAP ; High rate algae ponds) sont des lagunes peu profondes, faisant parties dun système de lagunage intégré qui peut comprendre une roue à aube ou des mélangeurs à pompe de flux axial, pour favoriser la croissance des algues. Les lagunes de maturation sont conçues pour lélimination des pathogènes. Elles sont plus efficaces lorsquelles sont en série successive. Le système de lagunage avancé, intégré (AIPS ; Advanced Integrated Pond System) utilise une combinaison de lagunes anaérobies, facultatives, à forte concentration dalgues, de colmatage et de maturation avec la recirculation des effluents vers les cellules anaérobies.
Après le traitement, les effluents peuvent être évacués de lune de ces trois façons. Le déversement continu est la méthode la plus simple et la plus courante dévacuation des effluents. Le rejet contrôlé est lévacuation des effluents une fois que leau est de bonne qualité ou lorsque les eaux réceptrices ont un débit élevé (si les effluents sont évacués dans un cours deau ou une rivière). La troisième option est de se débarrasser des effluents par lévaporation ou linfiltration dans les sols, plutôt que de les évacuer dans des eaux réceptrices. Cette option est uniquement possible lorsque le taux dévaporation combiné au taux dinfiltration est supérieur ou égal au flux daffluence des eaux dégouts.
APPLICATIONSLe lagunage est un procédé de traitement des eaux dégouts versatile. Il peut être utilisé pour le traitement des eaux dégouts domestiques et industrielles. Le lagunage aérobie, facultatif et anaérobie peut être utilisé comme première étape dun processus de traitement des eaux dégouts, sans traitement préliminaire, mais les effluents devraient être filtrés pour éliminer les matières flottantes. Les lagunes facultatives ou aérobies peuvent aussi être utilisées comme procédé de finition avant lévacuation finale des effluents. Les lagunes de maturation sont habituellement conçues pour permettre des temps de rétention et de contact à la lumière suffisant à lélimination ou à la mort des pathogènes. Le lagunage anaérobie est particulièrement utile pour les déchets industriels avec de fortes concentrations en DOB. Le lagunage anaérobie requiert habituellement quun lagunage aérobie ou facultatif lui succède car les effluents nécessiteront un traitement complémentaire.
CRITERES DE CONCEPTIONLes critères de conception des systèmes de lagunage dans les climats chauds (températures supérieures à 15 degrés C durant les mois dhiver les plus froids) sont résumés dans le tableau ci-dessous :
|
Temps de détention |
DOB concentration |
Profondeur |
| Aéré | 5-15 |
N/A |
2-4 |
| Facultatif | 5-30 |
40-250 |
2-3 |
| Forte concentration dalgues | 1-3 |
100-800 |
1-2 |
| Anaérobie | 5-20 |
500-1500 |
3-5 |
| Maturation | Moins de 5 |
N/A |
1-2 |
Le lagunage anérobie élimine environ entre 40 et 60% de laffluence de DOB. Les autres types de lagunage peuvent efficacement atteindre une concentration des effluents en DOB de 30 mg/l et même plus sils sont bien conçus. Les concentrations en matières solides en suspension sont généralement supérieures à 30 mg/l. Certaines lagunes peuvent atteindre des concentrations en matières solides en suspension de 20 à 30 mg/l, cependant la plupart peut seulement atteindre une concentration des effluents en matières solides entre 30 et 90 mg/l. Les concentrations des effluents en coliformes fécaux varient énormément. Le temps de détention, lexposition à la lumière du soleil, le pH et la géométrie des lagunes sont des éléments qui ont tous une influence sur lélimination des coliformes. Si les étangs de maturation sont utilisés comme procédé de finition, des taux de coliformes aussi bas que 200 à 400/ml peuvent être efficacement atteints, sans chloruration. Une élimination partielle de la nitrogène peut être atteinte par lascendance des algues et par la nitrification (conversion de lammoniaque en nitrate) et la dénitrification (ascendance des nitrates suite à lélimination des DOB carbonés).
DESAVANTAGESLe principal désavantage des systèmes de lagunage est quil nécessite une grande superficie de terres. Des taux relativement élevés de matières solides en suspension dans les effluents par rapport aux taux des stations dépurations conventionnelles et mécanisées et qui sont bien exploitées sont un autre désavantage. Si les terres sont abondantes et les eaux réceptrices ne sont pas très sensitives à des déversements contenant des quantités modérées de matières en suspension, le lagunage est une option de traitement appropriée pour la plupart des communautés. Si un taux élevé délimination est exigé, des procédés de finition sont nécessaires. Les algues sont souvent les principales sources de matières solides en suspension des effluents. Si de faibles taux de matières solides en suspension sont requis, les algues peuvent être filtrées ou éliminées par dautres procédés tels que laéro-flottation. Une solution potentielle au problème de la production excessive dalgues dans les lagunes est dutiliser plusieurs lagunes de maturation en série, chacune avec un temps de détention trop court pour éviter la croissance des algues. Lévacuation dans des systèmes de marais pour la finition est une autre solution potentielle. Dans les systèmes de lagunes où le contrôle des algues est un problème, les effluents devraient être évacués par des puits sous la surface, car la plupart des algues flottent. Les mouches peuvent être une nuisance dans certains climats tropicaux. Les Talapias, des poissons vivaces, peuvent aider à contrôler ce problème, ainsi que lemplacement stratégique des lagunes dans des zones ventées et exposées aux éléments et lentretien de la végétation pour éliminer lhabitat des insectes.
RESIDUS PRODUITSIl a été noté que la boue est produite dans les lagunes aérobies ou facultatives à un taux de 0,04 m3 par personne/jour. Cependant, de nombreuses lagunes nont pas une accumulation importante de boue, même après des dizaines dannées de déversement. Dautres, telles que les lagunes Beetham à Port of Spain, Trinité, se remplissent rapidement. La conception doit prendre en considération les contraintes dévacuation de la boue en se basant sur des calculs rationnels daccumulation de la boue dans les conditions de conception des déversements. De petites pompes à dévaser, installées sur les berges, peuvent être utilisées efficacement pour éliminer la boue des lagons lorsque les accumulations ne sont pas importantes.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIENLes lagunes peuvent nécessiter lélimination de la boue tous les deux ou trois ans et lentretien régulier de la végétation. Lentretien régulier de léquipement mécanique, tel que les pompes de recirculation, les mélangeurs ou léquipement daération, peut aussi être nécessaire pour certains types de lagons.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBESLe lagunage est communément utilisé dans la Région des Caraïbes, lorsque lespace nécessaire est disponible. La station de Los Guayos à Valencia, Venezuela, est un système de lagunage avec des lagunes primaires anaérobies, des lagunes facultatives et la recirculation des effluents, conçu pour desservir une population extrême de 1,5 millions dhabitant. La station dépuration de Rodney Bay à Ste Lucie est un système AIPS qui a fonctionné dune façon efficace. Les lagunes Beetham à Port of Spain, Trinité, furent conçues à la fin des années 1950 comme des lagunes anaérobies et facultatives pour desservir une population de 150,000 personnes.
REFERENCESArcher, A.B., 1990 ; Archer, J.P., 1983 ; Curtis, T.P., 1992 ; Ellis, K.V., 1991 ; Evans, B., 1993 ; Ghrabi, A., 1993 ; Kruzic, A., 1994 ; Lansdell, M., 1996 ; Lansdell, M., 1987 ; Lansdell, M., 1991 ; Mayo, A.W., 1996 ; Mendes, B.S., 1995 ; Millette, W.M., 1992 ; Mills, S.W., 1992 ; Oragui, J.H., 1995 ; Phelps, H.O., 1973 ; Picot, B., 1992 ; Rich, L.G., 1996 ; Sweeney, V., 1996 ; U.S. EPA, 1983 ; U.S. EPA, 1992.
Les marais construits sont un excellent procédé de traitement pour éliminer les DOB et les matières solides en suspension, ainsi que dautres substances, des eaux dégouts domestiques et industrielles. Deux types de marais sont communément utilisés pour le traitement des eaux dégouts : les flux à la surface des eaux et les flux sous la surface. Dans les systèmes de flux à la surface des eaux (FWS ; free-water surface), les eaux dégouts sécoulent par un lit ou un canal peu profond et sont en contact avec la végétation émergente et latmosphère. Les eaux dégouts sont traitées par la communauté microbienne anaérobie qui vit sur les tiges et les racines des plantes, ainsi que par les communautés aérobies dans les eaux de surface. Dans les systèmes de flux sous la surface (SF ; subsurface flow), un pied ou plus de gravier ou de sable grossier est utilisé pour supporter les zones denracinement de la végétation émergente. Les eaux dégouts sont principalement traitées par la communauté microbienne des zones des racines et des roches situées dessous. Les marais à flux sous la surface ont habituellement une barrière dargile ou une membrane de séparation entre les flux qui sont traités et les nappes deau souterraines pour éviter que celles ci soient contaminées. Les effluents peuvent être récupérés ou, plus généralement, déversés dans une rivière ou un océan. Les marais nécessitent une grande aire de terrains mais peuvent être facilement gérés et exploités par une main duvre sans qualifications. Les systèmes FWS sont plus appropriés comme traitement subséquent au lagunage alors que les systèmes SF devraient succéder aux fosses septiques ou dautres systèmes de traitement.
APPLICATIONSLes marais peuvent traiter toutes les eaux dégouts, des effluents des fosses septiques aux effluents des traitements secondaires. Ils peuvent être utilisés comme des zones tampons pour traiter les écoulements des eaux de pluies urbaines et, parce quils sont dexcellents systèmes pour lélimination des matières solides en suspension, ils sont capables déliminer les métaux des flux de déchets. Les marais sont excellents pour lélimination des DOB et des matières solides en suspension, à condition quils ne soient pas surchargés (surcharge hydraulique ou surcharge de polluants). Les deux systèmes de marais éliminent aussi les coliformes fécaux et autres pathogènes. Ils sont aussi appropriés pour les communautés de faible à moyenne densité, lorsquil y a un système de collecte des eaux dégouts et lorsque les terrains appropriés sont disponibles pour leurs constructions. Ils sont plus facilement construits sur des terrains plats, mais peuvent aussi être construits avec succès en forme damphithéâtre sur une colline. Les deux systèmes sont excellents pour la dénitrification et peuvent fournir de bons taux délimination de nitrogène lorsquils succèdent à des systèmes de nitrification.
CRITERES DE CONCEPTIONIl ny a pas de consensus aux Etats-Unis sur les critères de conception pour les marais construits. Les critères de conception ci-dessous furent élaborés en Europe, où les systèmes de marais ont été utilisés plus communément. Des expériences récentes sur les marais construits dans les climats tropicaux ont obtenus de bons taux délimination avec des taux de déversement deux à trois fois supérieurs à ceux acceptés en Europe.
Ils devraient être dimensionnés avec une aire de 5 à 10 m2
par personne desservie, en assumant un taux deLes marais devraient être dimensionnés pour une concentration de DOB de 1 à 20 kg/ha/jour, ou environ 10 m2/personne.
Le temps approprié de détention hydraulique varie entre 7 et 40
jours. Lorsque les effluents sont plus concentrés ou quune meilleure qualité est
exigée, il est préférable dutiliser une série de marais, chacun avec un temps de
détention
de 20 jours.
Les marais à flux sous la surface pour le traitement
des eaux dégouts domestiques devraient être dimensionnés pour recevoir un
déversement hydraulique de 20 à
400 l/m2/jour, ou environ 5 m2/personne.
Les marais peuvent atteindre de très hauts taux délimination de DOB si les DOB affluents sont dans des états colloïdaux particulaires ou étendus, mais des taux délimination de 80 à 90% -- pour les DOB et les matières solides en suspension sont plus typiques. Lélimination de la nitrogène dépend de sa forme daffluence et du temps de détention ; des systèmes à flux immergés sont parvenus à des taux délimination supérieurs à 90%, mais des taux denvirons 30% sont plus typiques de ces systèmes. Une ou deux élimination en bloc de coliformes fécaux ont été observées, cependant leur élimination nest pas aussi constante dans les systèmes de marais que dans les lagunes de décantation. Lélimination du phosphore nest pas prévue initialement, à moins que la végétation soit récoltée (jusquà 15% délimination).
DESAVANTAGESLes systèmes de marais FWS ont besoin de beaucoup despace pour fonctionner correctement. Ils sont efficaces et fiables si les déversements organiques et hydrauliques ne sont pas trop élevés. Lorsque les taux de déversements de matière organique soluble augmentent, lélimination des DOB et des matières solides en suspension devient moins fiable. Lélimination des coliformes fécaux nest également pas fiable, en partie à cause de lutilisation des marais construits par les oiseaux et les animaux ; le recyclage direct, sans désinfection ou filtrage, est assurément risqué. Pour de nombreuses eaux réceptrices, les effluents des marais doivent être désinfectés et réaérés, car le processus est un processus anaérobie par inhérence. Les mouches et les moustiques peuvent constituer une nuisance dans les zones de marais FWS. Ce phénomène peut être partiellement contrôlé en implantant des Talapias, une espèce de poisson vivace, dans les zones du marais exposées aux éléments.
RESIDUS PRODUITSLes DOB et les substances nutritives, éliminées des flux de déchets, alimentent la croissance de la végétation émergente et des matières biologiques attachées aux racines de la végétation et aux équipements de filtrage (si un système à flux sous la surface est utilisé). Le taux de croissance typique de la végétation varie entre 56 et 80 kg/hectare/jour. Normalement, la végétation des marais SF nest pas récoltée. Les systèmes FWS convenablement conçus et entretenus exige une récolte régulière de la végétation.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIENLa principale activité dentretien est la récolte des nouvelles croissances de végétation dans les marais FWS. Si des métaux toxiques sont présents dans les flux de déchets, les racines et les feuilles de la végétation devraient être convenablement évacuées pour éviter quelles ne soient ingérées par des êtres humains ou des animaux. Les débouchés, dégorgeoirs, pompes et dautres entretiens mécaniques peuvent être nécessaires. Dans lensemble, les contraintes dexploitation et dentretien des systèmes de marais sont réduites.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBESLes marais sont habituellement utilisés comme des procédés finaux tertiaires ou de finition dans le processus de traitement dans les Caraïbes. Ils sont plus efficaces sils sont utilisés de cette manière. Ils ne sont généralement pas considérés en tant que traitement secondaire à cause de la surface de terrain requise. Le traitement par les marais nest pas considérablement utilisé dans les Caraïbes, bien que ce soit une technologie promettante à cause du climat chaud et humide de la région.
REFERENCESBoutin, C., 1993 ; Choate, K.D., 1990 ; Green, M.B., 1995 ; Kreissl, J.F. ; Kruzic, A., 1994 ; Mitchell, D.S., 1995 ; Netter, R., 1993 ; Perfler, R., 1993 ; Polprasert, C., 1996 ; Sweeney, V., 1996 ; U.S. EPA, 1980 ; U.S. EPA, 1980 ; U.S. EPA 1988 ; U.S. EPA 1992 ; Urbanc-Bercic.
Dans le procédé dapplication lente, des effluents primaires ou secondaires sont appliqués sur une surface plantée de végétation et sécoulent dans la zone des racines et dans le sol. Des drains souterrains peuvent être utilisés si les effluents doivent être recyclés ou évacués ailleurs. Dans le procédé dinfiltration rapide, des effluents primaires ou secondaires sont appliqués sur des sols modérément ou très perméables. Les eaux dégouts sont traitées lors de leur infiltration dans le sol. Des drains souterrains ne sont pas habituellement utilisés et les eaux dégouts traitées peuvent être utilisées pour renfler les nappes deau souterraines. Lépandage à la surface des sols est lapplication homogène des effluents primaires et secondaires au sommet de pentes plantées dherbe. Les eaux dégouts sécoulent sur la surface plantée et sont traitées avant quelles ne soient collectées dans des fossés dévacuation au bas des pentes. Ce procédé est plus approprié aux sols imperméables mais peut aussi fonctionner avec des sols ayant une perméabilité de faible à moyenne.
APPLICATIONSLes procédés de traitement par les sols peuvent utiliser des eaux dégouts qui ont reçu un traitement primaire ou secondaire. Plus le niveau de traitement quont reçu les eaux dégouts est élevé, mois laire de surface requise a besoin dêtre étendue. Lapplication lente est le procédé le plus approprié pour les sols avec une perméabilité de faible à moyenne. Cest une bonne façon de recycler leau et les substances nutritives et de faire pousser des produits ou plantes utiles. Linfiltration rapide est appropriée aux sols avec une forte perméabilité et des nappes deau souterraines profondes. Lépandage à la surface des sols est approprié aux sols imperméables, sur des terrains qui ont une pente soutenue et uniforme ; cest un procédé qui revient très cher si des constructions ou des excavations dans la terre sont nécessaires pour obtenir la pente convenable.
CRITÈRES DE CONCEPTION
Le tableau suivant résume les critères de conception pour les trois procédés de traitement par les sols :
CRITERES DE CONCEPTION POUR LES PROCEDES DE TRAITEMENT PAR LES SOLS |
|||
| Procédés | Application lente |
Infiltration rapide |
Epandage superficiel |
| Unité hydraulique de déversement (m3/jour/hectare) | 14 à 40 |
165 à 400 |
90 à 580 |
| Traitement préliminaire minimale | Primaire |
Primaire |
Comminution |
| Pente du terrain (%) | <4 |
<4 |
2-8 |
| Profondeur des nappes deau souterraines (m) | 0.6-1 |
1-3 |
Sans importance |
| Perméabilité | Faible à moyenne |
Rapide (sable) |
Faible(argile) |
Les valeurs moyennes typiques et les valeurs maximales relatives à la concentration des polluants dans les effluents des systèmes de traitement par les sols sont résumées dans le tableau ci-dessous :
CONCENTRATION TYPIQUE DES POLLUANTS DANS LES EFFLUENTS DES SYSTEMES DE TRAITEMENT PAR LES SOLS |
|||||||
Application lente a |
Infiltration rapide b |
Epandage superficiel |
|||||
Moyenne |
Maximum |
Moyenne |
Maximum |
Moyenne |
Maximum |
||
DOB |
2 |
5 |
5 |
10 |
10 |
15 |
|
Matières solides en suspension (mg/l) |
1 |
5 |
2 |
5 |
10 |
20 |
|
Nitrogène ammoniaque (mg/l) |
0.5 |
2 |
0.5 |
2 |
4 |
8 |
|
Total Nitrogène N (mg/l) |
3 |
8 |
10-20 |
20 |
15-25 |
10 |
|
Total Phosphore P (mg/l) |
0.1 |
0.3 |
<1-3 |
5 |
4 |
6 |
|
Coliform Fécaux (#/100 ml) |
<2 |
10 |
10 |
200 |
200 |
2,000 |
|
| a. Concentration des effluents pour les
procédés dapplication lente, basée sur des taux de nitrogène inférieurs à la
capacité dabsorption des plantes et une infiltration de 1,5 m dans un sol non
saturé. b. Concentration des effluents pour les procédés dinfiltration rapide, basée sur une infiltration de 4,5 m dans un sol non saturé. |
|||||||
Les procédés de traitement par les sols sont limités par le climat, la pente des terrains et les conditions des sols. Il se peut que lapplication des eaux dégouts doive être réduite ou même arrêtée durant les périodes humides. Dautres désavantages sont la nécessité davoir de très grandes surfaces de terrains et des problèmes dodeurs ou de contagions peuvent apparaître si des traitements préliminaires qui ne sont pas appropriés sont utilisés.
RESIDUS PRODUITSLes résidus associés aux traitements par les sols sont la croissance de la végétation et les matières solides générées par les procédés de traitement préliminaire.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
La végétation qui pousse grâce à lépandage à la surface des sols et au procédé dapplication lente doit être récoltée régulièrement, alors que la végétation due au procédé dinfiltration rapide doit être récoltée périodiquement. Les taux de croissance dépendent du type de végétation utilisée et du volume et de la concentration des eaux dégouts. Si les eaux dégouts ne contiennent pas de métaux ou dautres matières toxiques, la végétation récoltée peut être utilisée pour lalimentation du bétail ou dautres animaux fermiers. Les pompes et conduites de distribution doivent être contrôlées et nettoyées régulièrement.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
KCM na pas connaissance dinstallations spécifiques dans la Région des Caraïbes.
REFERENCES
Braungart, M., 1997 ; Kruzic, A., 199 ; Goldstein, N. 1981 ; U.S. E.P.A., 1980 ; U.S. E.P.A. 1992 ; U.S. E.P.A. 1984.
FILTRES A SABLE
DESCRIPTION
Les filtres consistent en un ou plusieurs bancs dune profondeur de 600 à 900 mm de matériaux granulaires. Les eaux dégouts prétraitées sont appliquées sur ces bancs et sont traitées lors de leur écoulement. Leffluent est habituellement collecté par des drains souterrains et est évacué dans les sous-sols ou les eaux de surface. La plus grande partie du traitement se produit grâce à lactivité biologique aérobie dans la structure poreuse des filtres et grâce aux procédés physiques et chimiques délimination. La méthode de traitement est très constante, fiable et capable de produire des effluents de haute qualité avec de faibles taux de DOB, de matières solides en suspension et de pathogènes.
Il y a deux types principaux de filtres. Lun deux utilise des filtres à remous. Quand les pores des filtres à remous sont bouchés, le filtre peut refouler de leau propre, habituellement vers le haut, dans lappareillage pour le nettoyer. Les filtres à remous peuvent créer des remous dune façon continue, automatiquement ou par intermittence. Ils sont le plus souvent utilisés comme des traitements post-secondaires ou comme des procédés de finition dans les stations dépuration conventionnelles et mécanisées. Les filtres à remous produisent des effluents dune excellente qualité et nexigent pas une grande superficie de terrains. Cependant, ce sont des traitements à haute technologie et chers. Ils ne sont pas approfondis dans le complément de cette feuille descriptive.
Les autres types de filtres sont ceux qui nont pas de mécanismes à remous et qui reçoivent des taux de déversements beaucoup faibles que les filtres à remous. Lorsque les couches supérieures de ces filtres lents à sable commence à sengorger, elles sont simplement enlevées et remplacées. Les filtres à sable enterrés sont construits sous la surface ; les extrémités damont des drains souterrains se prolongent au dessus de la surface pour favoriser laération et la ventilation des eaux dégouts. Les filtres à sable ouverts (ou intermittents) sont construits au niveau du sol, avec une surface exposée, ce qui permet un accès facile pour les contrôles et le nettoyage. Les filtres à graviers de recirculation sont des filtres ouverts qui recyclent de 300 à 500% du flux affluent. Les effluents traités sont continuellement mélangés avec les effluents pré-traités et sous déversés sur le filtre. Tous ces filtres nitrifient bien (convertir lammoniaque en nitrates). Seuls, les filtres à recirculation peuvent dénitrifier (convertir les nitrates en gaz nitrogène). La nitrification augmente le taux de nitrates dans les effluents, ce qui peut être un problème si ils sont évacués près dune source deau potable. Uniquement les filtres à sable de recirculation, ouverts et enterrés sont décrits dans le reste de cette feuille descriptive.
APPLICATIONS
Les filtres à sable sont des méthodes efficaces et fiables pour le traitement eaux dégouts, des effluents de fosses septiques aux effluents des traitements secondaires. Ils sont très appropriés pour les communautés rurales, les petits pâtés de maisons, les résidences individuelles et les entreprises, lorsque les terrains sont disponibles. Ils sont faciles dutilisation et dentretien pour la main duvre locale, ce qui rend leur utilisation appropriée dans les zones rurales où la main duvre nest pas aisément disponible.
CRITERES DE CONCEPTION
Les eaux dégouts nécessitent au
minimum un traitement primaire (par exemple sédimentation ou fosse septique)
avant leur application dans les filtres à sable. Lappareillage des filtres se
sengorgera rapidement si les eaux
dégouts ne sont pas traitées dune façon adéquate.
Le filtre devrait avoir une profondeur de 600 à 900 mm.
Les petits filtres procurent une meilleure élimination des substances contaminantes mais doivent être nettoyés plus fréquemment.
Les déversements hydrauliques et les dimensionnement des filtres devraient respecter les critères du tableau ci dessous.
TRAITEMENT PAR FILTRE ; DEVERSEMENT HYDRAULIQUES ET DIMENSIONS DES FILTRES |
|||
Enterré |
Ouvert (Intermittent) |
Recirculation |
|
| Déversement hydraulique par surface de filtre (l/m2/jour) | <40 |
80 à 160 |
120 à 200 (flux positif) |
| Diamètre du filtre (mm) | 1.0-1.5 |
0.75-1.25 |
1.5-3.0 |
Les valeurs typiques des concentrations de polluants dans les effluents des filtres à sable sont résumées dans le tableau ci-dessous. Il est assumé que les eaux dégouts ont été prétraitées par, au minimum, une fosse septique.
CONCENTRATION TYPIQUE EN POLLUANT DES EFFLUENTS DES FILTRES (en mg/l) |
|||
Enterré |
Ouvert (Intermittent) |
Recirculation |
|
DOB |
2-10 |
2-10 |
2-10 |
Matières solides en suspension |
2-10 |
2-10 |
2-10 |
Nitrogène dammoniaque |
<10 |
<5 |
<5 |
Nitrogène de nitrate |
25-35 |
25-35 |
<15 |
Ecouler les eaux dégouts dans des filtres requiert environ 1 mètre de hauteur manométrique. Il peut donc être nécessaire dutiliser des pompes pour lévacuation des effluents si la topographie des terrains nest pas appropriée. Les filtres de recirculation nécessitent des pompes dans toutes les circonstances. Dautres désavantages sont que les filtres ouverts peuvent produire des odeurs désagréables et que les filtres appropriés peuvent ne pas être disponibles localement. Dans ce cas, dautres matériaux granulaires, tels que des dérivés de tourbe, peuvent être appropriés.
RESIDUS PRODUITSUne petite quantité de matière biologique, qui peut être ratissée et évacuée, est produite dans la partie supérieure du filtre.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Les contraintes de fonctionnement et dentretien sont limitées pour les systèmes de filtre à sable qui ne sont pas à remous. Des nettoyages périodiques (tous les 6 à 12 mois) de la couche supérieure du filtre sont nécessaires pour éviter lengorgement. Lentretien régulier des pompes et de léquipement de distribution des eaux dégouts est aussi nécessaire.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
Ces systèmes sont étudiés et mis en application dans certaines régions de Floride, U.S.A.
REFERENCES
Bennani, A.C., 1996 ; Boutin, C., 1993 ; Check, G.G., 1994 ; Evans, B., 1993 ; Rich, L.G., 1996 ; U.S. EPA, 1980 ; U.S. EPA, 1984 ; U.S. EPA, 1980 ; U.S. EPA, 1992 ; Yang, P.Y., 1994.
TRAITEMENT PRELIMINAIRES
DESCRIPTION
Le traitement préliminaire comprend les procédés de la première unité inclus dans la plupart des structures de traitement mécanisées et non mécanisées. Les traitements préliminaires les plus utilisé sont les procédés de criblage et les procédés délimination des corps étrangers.
Les eaux dégouts affluentes sécoulent habituellement dans des cribles qui éliminent les matières qui flottent et les débris. Lespace entre les barres peut varier entre 5 et 50 mm. Lorsque lon veut éviter les problèmes ultérieurs dans le traitement, lespace entre les barres ne devraient pas excéder 12 mm. Lélimination des corps étrangers, lorsquelle fait partie du traitement, prélève les solides inertes et le sable qui pourraient endommager les pompes et autres équipements mécaniques en aval du traitement. Il y a de nombreux procédés délimination des corps étrangers, mais la plupart ont un compartiment par lequel les eaux usées sécoulent, qui est assez grand pour retenir le flux pour que les solides lourds et inertes se déposent au fond.
APPLICATIONS
Tous les procédés de traitement, à lexception des fosses septiques et des systèmes individuels, nécessitent un type de traitement préliminaire ou un procédé de criblage pour éliminer les objets volumineux et les objets qui flottent. Pour les systèmes de traitement des eaux dégouts qui utilisent beaucoup déquipements mécaniques, le criblage et lélimination des corps étrangers sont fortement recommandés. Lélimination des corps étrangers nest pas nécessaire pour la plupart des systèmes naturels, mais devrait être prise en considération pour les systèmes de traitement des eaux dégouts qui utilisent beaucoup déquipements mécaniques, pour prolonger la durée de vie du matériel. La présence dune quantité importante de corps étrangers dans les eaux dégouts endommage rapidement les pompes ou les autres équipements mécaniques.
CRITERES DE CONCEPTION
Cribles
Lespace entre les barres des cribles devrait
être de 5 à 50 mm, en fonction du type de procédé de traitement qui
sera utilisé subséquemment. Plus lespace est grande, moins de matières sont
retenues.
Les volumes de criblages typiques sont de 0,037 à 0,22 m3 par 1,000 m3 de déversement.
Le canal dapproche aux barres de criblage
devrait être dimensionné pour que la vélocité dapproche soit dau moins
de 30 à 60 cm par seconde pour des conditions moyennes de déversement.
Le volume de corps étrangers généré varie en
fonction du système de collecte des eaux usées utilisé et de
son taux daffluence. Des compartiments pour lélimination des corps étrangers
génèrent habituellement de
0,0024 à 0,18 m3
Les installations de forme circulaire sont
utilisées pour les unités à tourbillons ; les compartiments pour les
corps étrangers sont rectangulaires. Les pertes de hauteur manométrique dans les unités
varient entre
négligeable et 0,6 m.
Les cribles sont efficaces pour éliminer tous les matériaux qui sont plus grands que lespace entre les barres. La plupart des compartiments pour lélimination des corps étrangers éliminent environ 95% des particules inertes qui mesurent plus de 0,21 mm. Certains compartiments modernes peuvent éliminer des particules inertes qui mesurent moins de 0,21 mm.
DESAVANTAGES
Le criblage et lélimination des corps étrangers augmentent les coûts dinvestissement, de fonctionnement et dentretien. Pourtant, dans la plupart des cas, lélimination des corps étrangers coûte moins cher que les coûts dentretien supplémentaires pour les systèmes subséquents qui seraient nécessaires si des procédés délimination des corps étrangers et de criblage navaient pas été utilisés.
RESIDUS PRODUITSLes produits du criblage et les corps étrangers sont recueillis par ces procédés. Après avoir été lavés, drainés et compactés, ces résidus sont habituellement évacués dans des décharges. Des volumes typiques de résidus sont décrits ci-dessus dans la section « critères de conception ».
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Les contraintes de fonctionnement de base pour les traitements préliminaires sont lélimination, le lavage et le tassement (assèchement) des résidus. Le criblage et lélimination des corps étrangers peuvent se faire mécaniquement ou manuellement. Les corps étrangers peuvent être éliminés manuellement à la pelle, mais ceci nécessite un compartiment supplémentaire, pour que chaque compartiment puisse être isolé et assaini à la pelle. Habituellement, les corps étrangers sont retirés du fond du réservoir avec des sceaux mécaniques, des transporteurs à vis inclinée ou des pompes à impuretés. Celles-ci doivent être très solides car elles pompent des matériaux très abrasifs. Pour les compartiments aérés délimination des corps étrangers, le fonctionnement et lentretien des ventilateurs accroissent les coûts.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
Des cribles sont utilisés pour tous les types de traitement dans la Région des Caraïbes. Des compartiments pour lélimination des corps étrangers sont utilisés dans certaines stations dépuration conventionnelles plus grandes. La station dépuration à San Fernando, Trinité, ainsi que celles de Dos Cerritos et Mariposa au Venezuela, utilisent un compartiment pour lélimination des corps étrangers.
REFERENCES
Millette, E.M. 1992 ; Sweeney, V. 1996 ; U.S. EPA 1992 ; Water Environment Federation & American Society of Civil Engineers 1992.
Les bassins de sédimentation primaire sont la méthode de traitement primaire la plus courante. Venant toujours à la suite des procédés de criblage ou délimination des corps étrangers, les bassins de sédimentation primaire permettent aux matières solides en suspension des flux deaux dégouts de se déposer. Lorsque les eaux dégouts sécoulent dans les bassins de sédimentation, le flux est très lent et les matières inertes et organiques se déposent au fond. Cest la même théorie de procédé que pour les compartiments délimination des corps étrangers, si ce nest que le taux de débordement est plus faible, ce qui permet à certaines matières organiques moins denses que les corps étrangers, de se déposer. Ces solides sont recueillis vers un point central et sont alors évacués par une pompe à boue. Les scories des eaux dégouts, principalement des huiles et des graisses, sont moins denses que les eaux dégouts et flottent à la surface. Comme la boue, les scories sont aussi récoltées par un bras mécanique et sont périodiquement évacuées.
Laéro-flottation (DAF ; Dissolved air flotation) est un autre type de procédé de traitement primaire, utilisé pour les eaux dégouts industrielles. Un procédé DAF élimine les huiles et les graisses en nécessitant moins despace que le procédé primaire de sédimentation. Les eaux dégouts et lair sont pressurisés à 3 et 5 atmosphères et relâchés dans un réservoir à lair libre. Cela libère de petites bulles de la solution, qui flottent à la surface. Les bulles sengrènent dans les matières solides légères et dans les huiles et les ramènent à la surface. Une écumoire recueille alors les matières solides à la surface des eaux et le liquide clarifié sécoule vers les procédés de traitement subséquents. Dautres types de procédé de séparation des huiles et de leau sont aussi beaucoup utilisés dans lindustrie pétrolière.
APPLICATIONS
Les méthodes de traitement primaire précèdent souvent les procédés de traitement secondaires ou biologiques dans les structures de traitement des eaux dégouts conventionnelles secondaires. Le principal objectif du traitement primaire est de réduire les concentrations de DOB et de matières solides en suspension pour les procédés de traitement en aval. Réduire ces concentrations réduit en même temps les coûts pour laération des stations de boue activée et le volume des déchets de boue activée générés par le second traitement. Certaines stations de traitement nont pas besoin dutiliser de bassins de sédimentation primaire. Dans de telles stations, les matières solides sont éliminées par des procédés ultérieurs.
Les bassins de sédimentation sont utilisés comme procédés de traitement primaire pour la plupart des stations dépuration conventionnelles pour les eaux résiduelles domestiques et dans certains cas, pour des eaux résiduelles industrielles. Le procédé DAF est principalement utilisé pour les eaux dégouts industrielles qui contiennent des huiles, des graisses et dautres matières solides facilement flottantes. Les raffineries de pétrole, les usines dempaquetage de la viande et des produits laitiers utilisent fréquemment les procédés DAF comme traitements primaires.
CRITERES DE CONCEPTION
Bassins de sédimentation
Un taux de débordement de surface (flux/surface
du bassin) de 0,8 à 1,5 m/heure pour une conception
de flux moyen est une valeur acceptée aux Etats-Unis.
Les bassins de sédimentation devraient avoir une profondeur de 2 à 5 m.
Les bassins rectangulaires et circulaires sont très répandus.
Dautres critères importants de conception sont la pression, la
ration de recyclage, et la concentration
et les caractéristiques des matières solides affluentes.
Un bassin de sédimentation conventionnelle élimine 25 à 40 % de laffluence de DOB, 40 à 70% du total des matières solides en suspension et environ 50% du taux de bactéries. Les procédés DAF peuvent produire un effluent qui ne contient pas plus que 1 à 20 mg dhuile par litre.
DESAVANTAGES
Les procédés de traitement DAF ont un fonctionnement plus complexe et consomment plus dénergie que les simples bassins de sédimentation. Les procédés DAF sont habituellement sélectionnés lorsque les bassins de sédimentation ne fournissent pas une élimination appropriée des matières solides légères et des huiles. Dans les bassins de sédimentation primaire, la boue (qui contient beaucoup de matières organiques) devrait être évacuée rapidement avant que les processus de dénitrification ne produisent de la nitrogène gazeux, qui pourrait remettre en suspension certaines matières solides.
RESIDUS PRODUITS
Des matières solides, des scories et des huiles sont les principaux résidus recueillis dans les traitements primaires. Les volumes produits dépendent du volume de déversement des eaux dégouts. De la composition des eaux dégouts et de lefficacité du traitement. Pour des eux dégouts de concentration moyenne, le volume de boue généré dans un bassin de sédimentation primaire est denviron 0,10 à 0,17 kg/ m3 deaux dégouts.
FONCTIONNEMENT ET ENTRETIEN
Bien que les procédés de traitement primaire mécanique soient relativement simples, un entretien de routine est nécessaire. Pour les bassins de sédimentation primaire, lentretien principal consiste en lentretien des pompes, des rabots de boue, des collecteurs de scories et des moteurs. Les procédés DAF exigent un plan dentretien plus intensif pour les pompes pressurisées, les détendeurs et les systèmes de collecte.
INSTALLATIONS DANS LA REGION DES CARAIBES
Les bassins de sédimentation sont utilisés dans la plupart des systèmes de traitement mécanisés conventionnels. Les systèmes DAF sont principalement utilisés dans les stations dépuration pour les déchets des raffineries de pétrole et de lindustrie pétrochimique.
REFERENCES
Bryant, J.S. 1991 ; Eckenfelder, W.W. 1989 ; Engelder, C.L. 1993 ; Millette, E.M. 1992 ; Rhee, C.H. 1988 ; Sweeney, V. 1996 ; Water and Environment Federation & American Society of Civil Engineers 1992.
Dans les procédés de traitement secondaire, les bactéries aérobies, anoxies et anaérobies salimentent sur les matières organiques des eaux résiduelles et transforment les DOB en masse bactériennes. Les bactéries aérobies, qui sont le type de bactéries le plus communément utilisé pour les traitements secondaires, consomment les matières organiques uniquement lorsquil y a présence doxygène. Les bactéries anoxies et anaérobies nont pas besoin doxygène mais les procédés aérobies produisent des effluents de meilleure qualité. Pour cette raison, et parce que les traitements anaérobies et anoxies peuvent produire de mauvaises odeurs, les procédés aérobies sont de loin les procédés de traitement secondaire les plus courants pour les grandes stations dépuration. Ce sont les seuls procédés décrits dans cette feuille descriptive.
Tous les procédés de traitement secondaire ont les caractéristiques suivantes en commun :
Dans les systèmes de « croissance en suspension », les bactéries aérobies ont besoin dassez doxygène pour métaboliser les matières organiques dans les eaux dégouts. Celle-ci est fournit par un gazéificateur mécanique, un diffuseur ou dautres procédés. Les gazéificateurs introduisent lair ou loxygène dans les eaux dégouts.
Les bactéries qui métabolisent les matières organiques dans les eaux dégouts doivent ultérieurement être séparées des flux deaux dégouts. A lexception des réacteurs séquentiels par bactéries (SBR ; Sequencing Batch Reactor), tous les procédés de traitement secondaire décrits dans la présente feuille descriptive ont un bassin de sédimentation séparé pour le dépôt de cette masse de cellules floculées, de la même façon que les bassins de sédimentation primaire qui permettent le dépôt des matières organiques en suspension. Les effluents sont alors évacués ou écoulés vers les procédés de traitement subséquents.
Dans les systèmes de croissance en suspension, la boue activée est renvoyée du bassin de sédimentation au bassin daération qui maintient une concentration viable de bactéries pour métaboliser les matières organiques qui arrivent. Ce procédé sappelle le renvoi de la boue activée (RAS ; Return Activated Sludge). La boue qui est évacuée et nest pas renvoyée au bassin daération sappelle la boue activée gâchée (WAS ; Wasted Activated Sludge). Le renvoi de la boue nest pas nécessaire pour les systèmes à culture fixée ou les procédés SBR.
Fossé doxydation
Filtre à percolation
Réacteur séquentiel par bactéries (SBR)
Dans les procédés de boue activée, les eaux résiduelles ou les effluents primaires sont transportés dans un bassin daération ou des bulles dair sont envoyées dans le mélange des eaux résiduelles (liqueur mélangée) et les bactéries aérobies métabolisent les matières organiques dissoutes ou en suspension. Du bassin daération, les effluents sécoulent dans un bassin de sédimentation secondaire où la masse des cellules est isolée. Une partie du dépôt de la biomasse est à évacuée et une partie est renvoyée dans le bassin daération pour maintenir une concentration viable de biomasse. Le réacteur par bactéries à fonctionnement séquentiel modifié (MSBR ; Modified Sequencing Batch Reactor), une variation du procédé de boue activée élaborée à léchelle régionale, utilise un bassin unique en terre pour laération et la sédimentation de la boue activée. Des bassins séparés de sédimentation et des systèmes de pompe pour le renvoi de la boue activée ne sont pas nécessaires.
Le procédé du fossé doxydation est un procédé de boue activée dans lequel les eaux résiduelles sécoulent dans un canal circulaire au lieu dun bassin daération rectangulaire. Loxygène nest pas mélangé dune façon homogène dans le fossé doxydation, comme cest le cas dans le procédé conventionnel de la boue activée. Il en résulte des zones de réactions variées, ce qui permet un plus grand contrôle de fonctionnement du procédé. La masse cellulaire est déposée à lécart dans un bassin de sédimentation secondaire et recyclée dans le fossé doxydation.
Dans le procédé du filtre à percolation, les effluents primaires sont distribués dune façon homogène